Élections en Israël : Situation inchangée !

Les travailleurs de la Commission électorale centrale comptent les bulletins de vote restants au parlement israélien à Jérusalem, après les élections générales, le 25 mars 2020. Photo de Yonatan Sindel / Flash90
Les travailleurs de la Commission électorale centrale comptent les bulletins de vote restants au parlement israélien à Jérusalem, après les élections générales, le 25 mars 2020. Photo de Yonatan Sindel / Flash90

Il faut se rendre à l’évidence, la Droite est largement majoritaire dans le pays, si les chefs de tous les partis politiques ne s’étaient pas positionnés encore et encore, avec comme seul projet qui n’a pas changé lui, depuis plus de deux ans et quatre élections : du « Tout sauf Bibi » la coalition aurait déjà été formée.

Seulement voilà, bien qu’un Premier ministre sous le coup d’inculpations ait le droit d’exercer tant qu’un Tribunal ne l’a pas condamné, beaucoup insistent, malgré le plébiscite du peuple qui lui a donné encore une fois le plus grand nombre de mandats, à le voir céder une place qu’il ne quittera que lorsque les électeurs ne lui feront plus confiance, en cela, il respecte la démocratie populaire, peut-on lui en vouloir.

Certains prétendent que c’est le mode de scrutin qu’il faudrait changer, mais ce sont ces chefs de Partis qui s’impatientent de prendre la place du « Calife », alors que celui-ci continue d’avoir une coalition homogène qui ne lui a pas fait défaut depuis plus de dix ans, peut-être faudrait-il alors changer de peuple…

Je pensais que Guideon Sarr, qui n’avait obtenu que le tiers de voix des votants aux primaires du Likoud face à M.Netanyahu et qui a eu le courage de quitter un Parti, dans lequel il était considéré comme dauphin du Premier ministre, allait certainement réunir sur son nom au plan national cette fois, tous les suffrages de ceux qui ne désiraient qu’une chose : Éliminer Bibi du jeu politique israélien, cela paraissait évident, et bien non, une semaine de plus et ce « dauphin » aurait lui, disparu des radars, en ne passant même pas le seuil d’éligibilité. Il faut se rendre à l’évidence.

Si Benett avec ses 7 mandats rejoignait la coalition emmenée par le Likoud qui a elle, reçu 52 mandats, il ne manquerait plus au Premier ministre actuel que deux députés pour avoir la majorité requise de 61 députés.

Je ne peux imaginer que pour éviter une cinquième élection au pays, on ne trouverait pas deux députés voire davantage émanant des rangs, soit de « Nouvel Espoir » soit de « Bleu Blanc » qui oublieraient encore un temps, leur ambition « démesurée » on l’a bien vu lors de ce énième scrutin, pour former une coalition majoritaire avec Bibi à sa tête, cela me paraît être la meilleure solution en attendant que le procès du Premier Ministre arrive à son terme.

à propos de l'auteur
Dans son blog, Serge parlera du conflit israélo-arabe, de relations internationales, et d'Israël face aux médias dans le monde
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