Désaccords nucléaires : attention à une réaction israélienne

Après les Etat-Unis d’Amérique (USA), c’est au tour de la « République islamique d’Iran » de se retirer des accords internationaux relatifs à la production nucléaire.

Sur un plan historique, le souvenir de plusieurs attentats commis sur la planète, la violation des règles diplomatiques lors de la prise de pouvoir théocratique à Téhéran ne facilitent ni la confiance ni les échanges.

Sur un plan technique, les tergiversations iraniennes sur l’application des accords, les menaces de Téhéran envers l’Etat d’Israël (destruction) et ses voisins membres de la Ligue des Etats arabes (conflits armés) conduisent les USA à douter de leur efficacité et à des désaccords stratégiques avec plusieurs Etats membres de l’Union Européenne.

A partir de ces considérations, l’alternative est toute tracée.

Soit les parties reviennent à l’application des accords sur la base du respect intégral de ses dispositions, ce qui est précisément la crise de la rupture.

Soit l’Iran poursuit selon les déclarations de son Exécutif l’augmentation de la production déjà initiée, ce qui revient à maintenir sa volonté de ne plus respecter les termes des accords.

Cette hypothèse est particulièrement périlleuse en ce qu’elle implique le raisonnement de légitime défense de l’Etat hébreu. Constamment menacé publiquement urbi et orbi d’éradication en des termes de haine religieuse et d’antisémitisme contraires à tous les règlements internationaux, Israël se dit prêt à intervenir afin d’éliminer ce qui constitue une source de danger pour ses structures et sa population.

Or, si l’Etat hébreu bride pour des raisons humaines, géographiques, géopolitiques et de voisinage sa réaction lors des ripostes aux agressions dont il est victime depuis Gaza ou le Liban, il en serait tout autrement envers l’Iran.

La distance kilométrique entre les deux Etats permettrait aux capacités et possibilités militaires israéliennes de s’activer sans retenue et dans toute leur latitude sur l’Iran.

Le Droit international public prohibe la résolution des conflits entre Etats par la violence. Les régimes tels que ceux en poste en Iran ne respecte pas cette interdiction.

Reste par conséquent à espérer une cautérisation temporaire du problème. L’idéal serait la fin des autocraties qui distillent la haine et la mort sur la planète dans leurs propres intérêts et au détriment de ceux des peuples.

La réussite de la pacification dépend des capacités de réactions et d’unité des démocraties. Jusqu’à présent, tel n’est pas le cas. C’est la force des ennemis des peuples qui aspirent à vivre libres.

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Pierre Saba
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