Déprédations républicaines

Manifestants agitant des drapeaux français, chantent des slogans et tenant des pancartes avec des messages tels que "Stop à tous les types de racisme" et "Stop à l'islamophobie" lors de la manifestation contre l'islamophobie devant la gare du Nord, à Paris, le 10 novembre 2019.
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
Manifestants agitant des drapeaux français, chantent des slogans et tenant des pancartes avec des messages tels que "Stop à tous les types de racisme" et "Stop à l'islamophobie" lors de la manifestation contre l'islamophobie devant la gare du Nord, à Paris, le 10 novembre 2019. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

La manifestation contre l’ »islamophobie » à Paris a rassemblé des personnes que le racisme inquiète, des voyous antisémites qui se sont exprimés, des parlementaires soucieux de leurs réélections, des islamistes organisateurs.

Cette manifestation a le mérite de clarifier plusieurs éléments.

1- Le combat contre l’ »islamophobie » est une supercherie sémantique et idéologique destinée à proscrire du débat public toute critique de l’Islam au nom de l’antiracisme. Or si le racisme est un délit, la critique des religions n’en n’est pas un. Par conséquent et contrairement au mot d’ordre de la manifestation, la peur de l’Islam qu’est sensé représenter le mot « islamophobie » ne saurait constituer une faute morale et encore moins un délit. La confusion entretenue par les islamistes entre racisme et phobie a pour but de manipuler l’opinion et de déstabiliser les institutions républicaines.

2- Les partis de Gauche étaient constitués par les principes républicains de laïcité. L’abandon de ces principes par ces partis est désormais consommé, ne serait-ce que par les symboles représentés par la présence de nombre de leurs parlementaires et personnels politiques à cette manifestation. C’est cet abandon qui a permis aux djihadistes de se développer dans un premier temps par le biais de l’antisémitisme déguisé en anti-sionisme puis par la haine générale à l’encontre de tout ce et tout ceux qui n’adhèrent pas à leurs abjections.

3- L’usage d’une prétendue lutte contre l’islamophobie est désormais bien compris comme le moyen de lutter contre toute tentative de se protéger contre le djihadisme.

Cette manifestation est un succès pour les ennemis de la démocratie. Reste a l’Autorité publique à assumer ses responsabilités organiques, exécutives et parlementaires. Chacun sait que l’autoritarisme se développe sur l’absence et la passivité de l’Etat. A en croire la dimension de ses réactions, il y a de quoi s’inquiéter.

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Pierre Saba
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