Démocratie en quarantaine

Chaises empilées dans un bar à salade fermé sur la rue Jaffa au centre-ville de Jérusalem le 30 septembre 2020, lors d'un confinement national. Photo par Olivier Fitoussi / Flash90
Chaises empilées dans un bar à salade fermé sur la rue Jaffa au centre-ville de Jérusalem le 30 septembre 2020, lors d'un confinement national. Photo par Olivier Fitoussi / Flash90

Au départ, j’avais commencé à écrire un blog sur la Tribune de Genève, car, je souhaitais donner un point de vue, qui sortait de cette fichue dichotomie « Israël « startup nation et Israël-BDS », bref, donner une vision un peu différente plus proche de la réalité israélienne.

Ce n’est pas évident de décrire un pays, ce n’est pas pile ou face, c’est plutôt un diamant avec de multiple facettes, pas toujours ou même impossible à décrire correctement, car l’on oublie toujours un peu de ci- ou de çà. Aujourd’hui, nous sommes tellement loi, de ci- ou çà. Loin de la startup nation, loin du BDS, c’est un pays qui a complètement perdu les pédales, que je finis aussi par me demander : Est-ce que la liberté d’opinion existe-t-elle encore et surtout jusqu’à quand ?

Un homme qui va défier le Hezbollah, l’Iran :  franchement est-ce vraiment le moment ? Alors qu’il a confiné 9 millions de citoyens pourquoi ?… Doit-on arrêter de mourir pour finir d’être confiné ou pourrons-nous sortir du confinement seulement une fois mort ?

Il est clair que pour moi, cet « hesger* » est politique. La situation sanitaire, bien que catastrophique, vu l’état piteux des hôpitaux depuis des années, ne justifie pas en soi, le confinement de 9 millions de personnes. Le fait est que que même si le nombre de test faramineux de 60’000 par jour, environ 10% de positifs, et x malade, démontre que 54’000 personnes (aux résultats du test journalier) sont confinés chaque jour pour des clopinettes.

Actuellement 1/3 des malades sont concentrés dans les milieux ultra-orthodoxe, dont beaucoup continue de refuser de suivre les gestes barrières. Ensuite, ce sont les villages arabes les plus touchés, dont les populations visiblement se plient aux directives.

Les études donnent que 65% des personnes attrapent le virus à la maison. Les masques chirurgicaux portés correctement, filtrent 99% des projections. Fort de ces constatations, avec des mesures appropriées permettraient d’endiguer la crise. J’ai trois barrages de police à franchir, en revenant de mon travail, j’ai eu l’impression de vivre un mauvais film, sur la dictature en argentine, c’est vrai qu’il n’arrête pas toutes les voitures, mais sachant que les violences domestiques augmentent, que certains « maisons » sont devenues les cauchemars, l’on s’interroge sur cette situation… sans parler de la détérioration économique.

Pratiquement un million de chômeurs, des familles à bout du rouleau. 8,919 infectés par Corona ont été diagnostiqués en un jour (jeudi 1-10), évidemment, puisqu’à Kippour, il n’y a eu pratiquement aucun test, donc, on cumule à dessein, les chiffres, pour effrayer et manipuler la population. Aucun doute, les positifs sont là. Mais ne sont-ils pas censés rester chez eux ? Ne sont-ils pas censés rester en quarantaine ?

Ces mesures prisent n’ont aucun sens.

Jusqu’où le gouvernement, va-t-il aller ?

Je crois qu’il n’a plus de limites et je finis par avoir peur.

Et que les autorités s’occupent de la santé des gens, franchement, je n’y crois pas.

*hesger : quarantaine, confinement

 

à propos de l'auteur
Nouvelle immigrante revenue de Suisse. Patricia est ingénieure, professeure de Sciences et artiste.
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