De Sydney au 7 octobre, la même haine, et le même aveuglement occidental

Une femme serre son enfant dans ses bras après une fusillade lors d'un événement organisé à l'occasion de Hanoukka à Bondi Beach, à Sydney, le 14 décembre 2025 (Crédit : DAVID GRAY / AFP).
Une femme serre son enfant dans ses bras après une fusillade lors d'un événement organisé à l'occasion de Hanoukka à Bondi Beach, à Sydney, le 14 décembre 2025 (Crédit : DAVID GRAY / AFP).

Une fusillade antisémite à Sydney, pendant Hanoukka. Des Juifs abattus parce qu’ils sont juifs. Des familles célébrant la lumière, fauchées par la haine.

Comment ne pas penser au 7 octobre ? Même logique. Même haine. Même pogrom, déplacé géographiquement.

Ce crime est l’aboutissement d’un climat idéologique entretenu, légitimé, récompensé, encouragé de facto par nos responsables politiques en Occident, et pas que l’extrême gauche.

Depuis le 7 octobre, un message clair a été envoyé au monde : massacrer des Juifs peut produire des résultats politiques.

  • Reconnaissance d’un État palestinien comme applaudissement des terroristes islamistes palestiniens
  • Pressions diplomatiques contre Israël
  • Relativisation du pogrom
  • Silence sur le Hamas et le relais de tous ses mensonges

Chaque reconnaissance précipitée, chaque concession faite sous la contrainte de la violence, chaque discours qui dissocie la « cause palestinienne » du terrorisme islamiste, alimente l’idée que la tuerie paie.

Et l’Occident porte cette responsabilité écrasante, de Macron au Premier ministre australien qui était parmi les premiers à reconnaître cette erreur prématurée nommée État palestinien.

Les slogans pro-palestiniens scandés dans les rues occidentales – « intifada », « From the river to the sea », qu’on a laissé prospérer, ne sont pas des opinions politiques : ce sont des mots d’ordre de mise à mort.

Ceux qui les tolèrent, les banalisent ou les justifient carburent la haine. Ils créent le terrain. D’autres passent à l’acte.

Sydney en est la preuve. C’est un signal d’alarme.

La haine antijuive n’a pas commencé à Gaza. Elle ne s’arrêtera pas à Gaza. Elle prospère chaque fois que l’Occident cède, se tait ou détourne le regard.

Le 7 octobre n’a pas été condamné sans ambiguïté. Tout le monde devait aider Israël dans sa fermeté. On a préféré séduire les pires antisémites, chez nous, en Occident.

Et aujourd’hui, comme hier, les Juifs paient le prix de cette lâcheté occidentale. Pas uniquement de la monstruosité islamiste.

La haine qui tue à Sydney est la même qui a tué en Israël. Et ceux qui l’alimentent devront un jour en répondre.

Hanoukka sameah, malgré eux. La lumière ne s’éteindra pas.

Illustration d’une hanoukkia allumée. (Crédit : Mendy Hechtman / Flash90)
à propos de l'auteur
Faraj Alexandre Rifai est un essayiste franco-syrien diplômé de l’ESSEC,auteur de deux livres dont “Un Syrien en Israël”. Il a fondé Ashteret, une plateforme multilingue pour le dialogue interculturel, la lutte contre l’islamisme et pour la coexistence. Il tient un blog personnel 1001histoires.fr et publie des tribunes dans Le Figaro, Le Point, Causeur, etc. Ainsi que sur le site de son initiative Ashteret. Faraj Alexandre Rifai est très actif sur X (anciennement Twitter), où ses fils analytiques sont suivis et relayés par de nombreuses personnalités. Souvent invité à s’exprimer dans des conférences, des synagogues, ou des cercles intellectuels, il est bilingue (français, arabe). Son ton est à la fois personnel, politique et littéraire — à contre-courant, mais ancré dans l’expérience vécue.
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