De l’espace social israélien
En temps de crise, l’espace social devient critique pour faire face collectivement aux conséquences qui en découlent. Dans ce contexte, il est impératif de favoriser le maintien du dialogue social en termes de prise en charge de plus fragiles. Les règles de prévention sont à suivre au quotidien et à réajuster en fonction des difficultés rencontrées par la population.
La gestion des relations sociales en période d’épidémie de Covid-19 s’en trouve nécessairement bouleversée. Aussi loin que remontent ma mémoire et mon expérience des pratiques de travail social, je ne me souviens pas d’une période, fût-elle brève, où le travail social n’aurait pas été identifié par les professionnels de l’action sociale ou les autres acteurs de la société comme une pratique prioritaire.
Afin de s’ajuster à la réalité des conditions sociales, l’enjeu consiste pour les élus israéliens à organiser des moyens d’analyse, d’alerte, de remontées d’informations en dépit d’une possible impossibilité de se déplacer. L’ensemble des canaux habituels de dialogue social doivent pouvoir être mobilisés dans leur fonctionnement. Dans toutes les structures démocratiques, l’activité sociale et la protection des fragiles sont la priorité majeure.
Les Maguen David Adom (MDA) et ZAKA ne sont que des auxiliaires du social et non des entités spécialisées du domaine. Il est quand même inquiétant qu’un pays aussi avancé technologiquement, on puisse encore de nos jours, retrouver des personnes isolées, en situation morbide sans secours. En Israël, les personnes vivant seules ont été les plus sacrifiés de cette crise.
Dans ces temps difficiles et confus, aux sujets et enjeux multiples, il nous parait primordial que les responsables politiques de ce gouvernement puissent renforcer leur capacité d’anticipation et d’action afin de protéger au mieux les plus démunis et de conjuguer le développement des relations sociales. Des rabbins et autres zozos ne sont pas des professionnels du social, mais des auxiliaires (appuis) pour recours.

