Chouraki Raymond Sion, 1923-1944

Photo Archives - Chouraki - DAVCC (c)
Photo Archives - Chouraki - DAVCC (c)
Photo Archives – Chouraki – DAVCC (c)

CHOURAKI Raymond Sion né le 5 janvier 1923 à La Goulette (Tunisie), fils de Félix Chouraki et de Kenna Benattar.

Conducteur radio au sein de la 19e section d’infirmiers du 25e escadron du Train, bataillon médical, il a débarqué en août 1944 en Provence avec l’Armée d’Afrique. Il est dans la forêt de la Hardt au cours des combats d’Alsace en fin d’année, ces combats de la forêt de la Hardt figurent parmi les épisodes les plus meurtriers de la bataille d’Alsace.

 

Carthage – Vue sur la Goulette – Carte Postale – Collection Christophe Woehrle (c)

Le 3 décembre 1944, il se trouve au lieu-dit Grünhütte, au nord du pont du Bouc, sur la route entre l’Île Napoléon et Chalampé. Alors que les combats font rage, Raymond Chouraki prend place à bord d’un Half-track parti en renfort du 5e R.C.A. pour récupérer les blessés dans la forêt. En lisière de forêt, ce dernier s’embourbe et malgré l’assistance d’un char, il ne réussit pas à sortir de l’impasse. Les rapports militaires indiquent que les hommes du convoi, partis à pied, se sont égarés et ont été pris par l’ennemi. Raymond Chouraki fait partie des disparus.

Photos de Half-Tracks – Collection personnelle Christophe Woehrle (c)

Après la guerre, des compagnons d’armes écrivent au père de Raymond pour lui raconter les faits avec plus de détails. Parti avec onze autres soldats sur un half-track pour la récupération de blessés en pleine forêt de la Hardt, fortement minée, le véhicule est retrouvé quelques jours après, complètement démoli sous une épaisse couche de neige.

Le sergent de la patrouille est retrouvé mort, Chouraki et le chauffeur musulman d’Oran du nom de Mokadem, sont portés disparus. Les neuf autres soldats ont été récupérés vivants et ramenés au camp. Un avis officiel de disparition est établi le 23 janvier 1945 pour Chouraki Raymond

Extrait acte de disparition – DAVCC (c)
Tombe israélite nécropole de Sigolsheim – Chouraki – Photo Christophe Woehrle 2018 (c)

Ce n’est qu’en 1946 que les autorités militaires découvrent la tombe du soldat Chouraki dans le cimetière militaire de Rixheim, tombe 1B, où il a été inhumé. Dès lors, il n’est plus considéré comme disparu et obtient la mention « Mort pour la France », le 5 décembre 1946. Son corps est transféré à la nécropole nationale de Sigolsheim où il repose depuis.

Non loin, repose le chauffeur d’Oran, Mokadem.

Tombe Musulmane Mokadem – Nécropole de Sigolsheim – Photo Christophe Woehrle 2018 (c)
à propos de l'auteur
Christophe Woehrle est docteur en histoire contemporaine - Chevalier de l'ordre des arts et des lettres
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