Choisir sa banque en Israël

Pixabay
Pixabay

Il existe en Israël une quinzaine de banques commerciales. Cependant nous ne traiterons ici que de celles qui sont susceptibles d’offrir leur service au public juif francophone (par exemple nous avons exclu de notre liste la banque pour les arabes d’Israël).

Souvent le public francophone surtout s’il n’habite pas Israël ne reçoit des informations que sur les banques qui investissent dans la communication internationale ou qui ont développé des départements qui s’adressent au public francophone.

Cependant, souvent les conditions proposées par ces banques sont beaucoup moins intéressantes que leurs concurrentes.

Parfois même, les conditions proposées par le département spécialisé dans le public francophone sont moins bonnes que dans les autres départements. En effet, un client qui ne connait pas suffisamment la réalité économique d’Israël n’a pas les outils nécessaires pour négocier afin d’obtenir de meilleures conditions.

Dans ce tableau ci-joint nous résumons les points forts et les points faibles des principales banques commerciales qui ont été choisies selon les critères indiqués en haut de l’article:

Concurrence et hausse de productivité

Ces dernières années la banque d’Israël a pris plusieurs mesures pour promouvoir la concurrence entre les banques pour obtenir une baisse des coûts pour la clientèle et un meilleur service.

En particulier, elle publie un rapport périodique sur les coûts dans les différentes banques et facilite le passage des clients d’une banque à l’autre. Ces mesures provoquent une fermeture de beaucoup de succursales et le développement de services par internet. On estime que dans les cinq prochaines années le secteur bancaire perdra 20% de ses effectifs.

Blanchiment d’argent

Depuis le début des années 2000, du fait de pressions internationales, l’état d’Israël a dû prendre des mesures draconiennes pour éviter que le secteur financier devienne un refuge pour le blanchiment d’argent. En particulier, les fonds qui proviennent de l’étranger sont très surveillés. Parmi les étrangers, les Français sont considérés comme population à risque. Les documents demandés pour l’ouverture d’un compte ou pour un transfert surtout pour les Français sont très problématiques à obtenir. Récemment, un avocat s’est même adressé à la justice contre une demande faite par une banque en la matière qui lui semblait bien exagéré. Des fonds venus de France sont souvent bloqués, sans même que le propriétaire en soit averti.

Enfin, il faut savoir que lors de l’ouverture d’un compte, le client doit signer qu’il en est le seul bénéficiaire ou indiquer les autres bénéficiaires. Une fausse déclaration est passible de dix ans de prison.

Entête juridique du compte : cotitulaire et fondé de pouvoir.
Particulièrement, les couples choisissent que le compte soit commun. Cependant, il faut savoir que lors du décès de l’un des deux cotitulaires, si lors de l’ouverture du compte, il n’a pas été explicitement stipulé que le survivant peut continuer à jouir du compte (seif arichut yamim), le compte sera totalement bloqué tant que le tribunal n’ait pas validé l’héritage (tsav yerusha).

De plus, même dans ce cas, la gestion du compte sera limitée aux dépenses courantes et aucun changement technique ne sera permis (même par exemple un changement de succursale, virement par internet si le survivant n’avait pas cette possibilité), avant le tsav yerusha.
Dans le cas où le survivant n’a qu’une procuration, le compte sera totalement bloqué.

Vérification quotidienne de la feuille de compte et des cartes de crédit

Parfois, par erreur, par négligence ou pire du fait d’un acte délictuel, des opérations peuvent être effectuées sur un compte sans l’accord du client.

Conclusion

Israël, étant un pays méditerranéen, tout y est négociable. Même si l’on choisit une banque où les conditions sont moins avantageuses, il est préférable de choisir une petite succursale de quartier ou de connaître une personne importante dans la succursale ou de choisir une succursale qui a une politique commerciale dynamique.
Nous avons voulu donner ici quelques outils pour optimiser coût et service.

à propos de l'auteur
Docteur Daniel Gugenheim a enseigné en France dans les grandes écoles de commerce comme HEC et l'ISG. Ayant effectué son alya en 1986, il enseigne à l'université Bar Ilan et fut économiste près de 30 ans à la Reshut Nyarot Erekh (Autorité des Marchés Financiers). Il a publié de nombreux articles en économie et finance en Europe et en Israël. Il est conseiller financier à Qualita où il donne une chronique hebdomadaire à la radio. Il est chroniqueur également à radio Judaica Bruxelles et est intervenant sur la chaine de télévision i24.
Comments