Cheikh Jarah ou le vrai visage de « l’antisio-métisme »

L’événement de Cheikh Jarah c’est en tout et pour tout l’expulsion programmée de trois familles arabes de maisons appartenant à des juifs depuis 1870 (sauf entre 1948 et 1967 car sous souveraineté jordanienne) auxquels elles les louaient moyennant versement d’un loyer.
Les familles arabes y vivant ont décidé de ne plus payer le loyer, le dossier a été transféré au tribunal qui depuis des années s’est occupé de vérifier la propriété des biens puis a proposé des solutions permettant de valider la propriété et une prolongation de la location par les habitants arabes.
En bref, un dossier juridique en droit de la propriété qui s’est retrouvé aller jusqu’à la Cour Suprême, rien que ça, Cour Suprême qui n’a rien eu à redire sur les décisions précédentes, pourtant peu connue pour aller dans le sens de la « colonisation ».
Donc pourquoi tout ce bruit des gouvernements occidentaux, médias internationaux et autres mouvements de soutien palestinien et pourquoi parlent-ils de violation des droits et d’apartheid ?
Pour une raison simple ; ces gens nient aux juifs le droit d’être propriétaire d’une parcelle de Jérusalem. Et c’est pour cette même raison, que ces mêmes personnes attaquent violement Israël quand il se défend contre les missiles lancés sur Tel Aviv et Ashdod, car in fine les juifs n’ont pas de droit sur cette terre de Palestine.
Si vous avez l’outrecuidance d’affirmer qu’il s’agit d’un contentieux privé entre locataire et propriétaire et que c’est ici le locataire qui semble être en violation des droits, on vous répondra que de toute façon cette terre a été obtenue par la colonisation en 1967 et si vous avez un argument contradictoire on vous répondra expulsion de 1948 et si vous parlez déclaration Balfour de 1917 reconnaissant la fondation d’un foyer national juif en Palestine on vous répondra décision unilatérale de la puissance britannique occupante et si vous invoquez les achats légaux de terres des années 1870, on vous répondra qu’ils ont été financés par des juifs étrangers à de pauvres arabes résidants là et ne comprenant rien à ce qui se passait…
Il s’agit du jeu « à qui perd, perd », aucune chance de s’en sortir car l’objectif de tout cela est de (1) délégitimer le droit des juifs à avoir un État (2) en Palestine.
Ils ne vous le diront pas, n’en sont peut-être même pas conscients, mais tous ces mouvements ne reconnaissent pas au peuple juif la qualité de peuple pouvant exercer une souveraineté nationale le voyant, tout au plus, comme une groupe religieux dont l’avenir peut se vivre en diaspora comme ce fut le cas pendant 2000 ans, reléguant ainsi au rang de légende ou de mythe l’existence du Roi David et du Royaume de Judée.
Cerise sur le gâteau, ces mouvements et leaders d’opinion ne peuvent accepter que seul le peuple palestinien vive en Palestine. Que viennent faire ces juifs européens et orientaux dans une région dont le nom correspond à un autre peuple.
On refuse donc à Israël et aux Juifs tout ce que l’on accorde au palestiniens, à savoir la qualité de peuple, malgré le fait qu’historiquement il n’en existe pas de trace avant le 20ème siècle (dans le meilleur des cas) et surtout un droit sur cette terre alors que l’histoire prouve que les populations y résidant n’y ont jamais marqué un attachement particulier aussi bien historique que symbolique et malgré le fait qu’un mouvement de retour à Sion avait commencé bien avant le sionisme d’Hertzl.
L’occupation et la colonisation ne sont qu’une excuse pour, de façon indirecte et insidieuse, rappeler aux Juifs qu’ils ne sont pas vraiment chez eux ici et que leur souveraineté d’Etat-Nation a fait son temps. Pour s’en convaincre il suffit de relire les articles faisant de l’extrême droite israélienne la seule raison des violences à Jérusalem qui ont entraîné les agressions du Hamas ou les critiques sur la loi de l’État-Nation du Peuple Juif de 2018 qui reprochaient à Israël de ne pas reconnaître la souveraineté arabe/palestinienne en Israël.
L’objectif non avoué de tous ces gouvernants et associatifs n’est pas deux états, un pour chaque peuple, mais un état binational en Israël avec à ses côtés un État palestinien pour au bout du compte permettre la création d’un État palestinien de la Méditerranée jusqu’au Jourdain qui trouvera en son sein une minorité juive, avec un retour au statut de dhimmi dans le meilleur des cas, des pogroms dans le pire.
CQFD
