Chavouot : la naissance du peuple d’Israël

Recevoir la Torah et l’accepter

Le peuple d’Israël est né au Mont Sinaï, lorsqu’il a reçu la Torah que Moïse lui a apporté.

C’est au Mont Sinaï, le mont de la haine (Sinaï du mot Sina en hébreu= haine), quand le peuple a accepté à l’unanimité d’être solidaire et responsable de chaque membre de la nation, qu’il est devenu digne de recevoir la Torah et pas avant.

Pourtant, au début, le Créateur avait proposé la Torah aux nations du monde, celles-ci ont refusé et seuls les enfants d’Israël ont accepté de prendre sur eux cette loi, même s’ils n’ont pas trop eu le choix, puisqu’il est écrit “ Si vous acceptez la Torah, c’est bien, sinon ici sera votre tombe” (Midrach, Massekhet Shabbat).

Le contrat social juif

En recevant la Torah, le peuple d’Israël est né. Cette naissance est due à un accord, une sorte de contrat social entre les Juifs qui stipule qu’il faut s’élever au-dessus de notre nature humaine “en faisant et en écoutant” et se préoccuper des besoins d’autrui.

Cette solidarité entre les membres d’Israël est possible grâce à la Torah qui est le lien entre le peuple et Dieu. La Torah est une loi divine qui transcende l’ego humain, cette loi est immuable et s’applique à tous, sans exception et sans pitié. En effet, dans la Kabbale, Dieu- Elohim a la même valeur numérique que la nature -HaTéva, 86, ainsi les lois de Dieu sont les commandements de la nature et vice-versa, car ils sont une seule et même chose.

La particularité de la Torah est qu’elle a pour but de corriger l’homme. Il est dit “j’ai créé le mauvais penchant, je lui ai créé la Torah comme une épice, car la lumière en elle, le ramène vers le bien”. Nous voyons donc que la Torah a une force qui permet à la personne qui désire changer, de suivre cette loi pour vivre en harmonie dans la société.

De “ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse” à “aime ton prochain comme toi-même”

C’est ainsi que se réalise le Tikoun (correction/réparation) des personnes. La correction commence dans un premier temps par ce qu’a dit Hillel “ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse” puis ensuite “en aimant son prochain comme soi-même” qui est la règle de la Torah, selon Rabbi Akiva.

Le peuple d’Israël détient le remède (Segoula) à tous les maux, qui est la Torah qui corrige l’ego humain. Lorsque le peuple s’unit au-dessus de la haine, il créé un prototype d’une humanité corrigée, une sorte de laboratoire expérimental qui montrera l’exemple aux autres nations, afin qu’elles aussi puissent commencer le processus de correction. En effet, la nature aspire à ce que toute l’humanité soit unie.

De nos jours, c’est l’humanité toute entière qui se trouve au pied de la montagne de haine (le mont Sinaï) et il est impératif d’accepter la loi divine pour apprendre à vivre ensemble, sinon la planète entière sera notre tombe.

About the Author
Michael Laitman est Professeur en Ontologie, PhD en Philosophie et Kabbale, et MSc en Biocybernétique Médicale. Il était le disciple le plus notoire du kabbaliste, Rav Baruch Ashlag (le RABASH). Prof. Laitman a écrit plus de 40 livres, traduits dans une douzaine de langues; il est le fondateur et le président de l'Institut ARI, et il est un conférencier recherché. Son dernier livre, "Comme une Gerbe de Blé: pourquoi l'unité et la garantie mutuelle sont-elles à l'ordre du jour", explique la racine, la cause et la solution à l'antisémitisme.
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