C’est aujourd’hui que demain se construit

L'A23 presque vide à Slaugham, en Angleterre, près de Brighton en raison de l'épidémie de coronavirus, après le confinement, le samedi 11 avril 2020. (Photo AP / Frank Augstein)
L'A23 presque vide à Slaugham, en Angleterre, près de Brighton en raison de l'épidémie de coronavirus, après le confinement, le samedi 11 avril 2020. (Photo AP / Frank Augstein)

La crise sanitaire qui s’est abattue sur le monde entier, les questions liées à la transition écologique et au réchauffement climatique, poussent à un changement de paradigme économique.

On parle de plus en plus de circuits courts, de changement de modèle économique en intégrant l’incontournable question de l’écologie, sans oublier le volet social, faire moins de blessés sur la route de la mondialisation, l’indépendance, de souveraineté et bien d’autres sujets tels que le multiculturalisme, la sécurité etc…, qui demeurent tous importants, voire prioritaires.

Tous ces sujets replacent au cœur de la stratégie, le rôle des alliances et des partenariats. Les Etats semblent reprendre le contrôle du leadership au plan national et international, là où les entreprises étaient toutes puissantes. La suite de la crise sanitaire inédite et la crise socio-économique qu’elle traîne à sa suite, nous en dira un peu plus.

Mais, il ne faudrait pas l’oublier, et surtout ne pas attendre, c’est aujourd’hui que demain se construit.

« Aujourd’hui c’est hier et demain qui s’épousent » disait Jean Cocteau.

Le monde change et le contexte économique, social, écologique, climatique, démographique et politique avec lui, sans oublier les questions d’ordre sécuritaire. Il convient que les politiques s’adaptent, voire anticipent afin de s’organiser du mieux possible et faire face aux défis de manière plus efficace tout en demeurant dans le débat démocratique et républicain. Cela nécessite des changements qui peuvent bouleverser les clivages politiques.

Depuis des décennies, on observe par exemple que la Chine communiste a basculé vers l’économie de marché, à tel point que l’on parle aujourd’hui de guerre économique entre les États-unis et la Chine.

Face à une mondialisation économique à dominance capitaliste, il y a donc nécessité d’avoir une aile libérale pour la création de richesses, et dans le même temps, une aile sociale pour la redistribution par la création d’emplois et par toutes les autres formes de solidarité. Les deux piliers sont indispensables. Le gouvernement qui réussit à réunir les deux en seule majorité est le mieux adapté à faire aux enjeux de notre époque.

En cette période de pandémie de COVID19, cette autre guerre mondiale que mène l’humanité toute entière, une guerre sanitaire face à un ennemi invisible, nous devons tous rester mobilisés afin de faire face aux conséquences multiples de cette crise inédite, tout en restant mobilisés pour faire face à tous ces autres virus minent nos sociétés, et menacent notre projet de Vivre Ensemble.

De plus, nous sommes aujourd’hui à l’époque des nations, des nations libres et indépendantes qui doivent se construire souverainement, tout en développant entre elles des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, selon l’article 1, alinéa 2 de la charte des Nations Unies.

Mais, elles ne peuvent le faire toutes seules dans le monde qui est le nôtre aujourd’hui. Car, elles n’ont pas toutes la même taille, la même puissance, elles ne sont pas au même niveau d’avancement, elles ne sont pas non plus toutes dans le même espace géographique.

Leurs besoins ne se présentent pas tous toujours dans les mêmes termes et dans le même ordre de priorité, mais elles peuvent faire face aux mêmes difficultés et menaces. Elles ont donc besoin de se rallier à d’autres nations autour d’intérêts solidaires, dans des alliances et des partenariats qu’elles choisissent librement en fonction de leurs spécificités et de leur lieu géographique.

Certes, la pandémie de Coronavirus marque une rupture qui rend obsolètes certaines évolutions antérieures, mais elle devra accélérer et renforcer d’autres qui étaient déjà présentes, et ouvrir de nouveaux horizons vers une société plus inclusive. C’est ensemble, en étant solidaires les uns avec les autres, que nous arriverons à relever tous ces défis qui s’offrent à nous.

Cette crise sanitaire que nous traversons constitue un moment terrible d’épreuves que nous devons affronter individuellement et collectivement. Nous avons perdu des êtres chers, il y en a qui sont encore malades, sans compter les énormes pertes d’emplois et d’activités professionnelles.

Cependant, il nous appartient de garder espoir en un lendemain meilleur.

Les générations qui nous ont précédés ont eu leur part de moments difficiles, mais elles ont pu les surmonter et l’histoire de l’humanité est arrivée jusqu’à nous. Cette histoire se poursuivra certainement à travers les hommes et les femmes qui continueront de l’écrire.

L’histoire est donc en marche, elle ne s’arrêtera jamais. Elle se tisse et se tricote en nous. Elle se révèle au grand jour pour remplir les pages de nos vies à travers nos actions, pour écrire notre histoire, l’histoire de l’humanité. Des cours d’eaux qui forment l’océan.

Mais ne nous y trompons pas. Quelques semaines de confinement ne suffiront pas à changer tous nos comportements. Cependant, il nous faudra comprendre et saisir l’essentiel qui nous mènera vers ce qui est essentiel. Cet essentiel qui a présidé aux choix privilégiés par les gouvernements qui ont choisi de sauver et protéger en premier lieu la vie. La vie et la dimension humaine de nos sociétés devront être au centre de nos préoccupations futures, sachant que le plus dur est encore devant. Car, il nous restera à gérer la crise socio-économique créée par la crise sanitaire du Coronavirus-COVID19.

Alors oui, les temps sont difficiles, mais ce n’est pas encore la fin de l’histoire. Nous pouvons encore avancer et réaliser de grandes et belles choses pour l’humanité parce que, malgré les morts que nous regrettons, la vie ne nous pas encore abandonnés. Elle continue de nous animer, alors continuons de la lui rendre en la vivant de la meilleure manière.

Demain sera certainement meilleur.

Appliquons-nous donc à notre ouvrage pendant qu’il fait encore jour, et n’attendons pas la sombre nuit.

Demain sera certainement meilleur.

Il faut niveler vers le haut et non vers le bas.

Etre un bâtisseur et non un destructeur.

La vie est dans l’instant qui passe.

à propos de l'auteur
Diplômé de l'Ecole Supérieur de gestion de Paris et du CNAM de Paris Master en Audit et Contrôle de Gestion. Paul est aussi diplômé d'un Master en Sciences de Gestion, mention Prospective stratégique, Organisation et Management. Il a étudié l'économie de Développement à l'institut international de la Istadrut à Kfar Sava en Israël.
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