Celui qui croit au ciel et celui qui n’y croit pas : les certitudes ébranlées
Tout commence avec le Hamas qui déclenche le plus grand massacre de Juifs depuis la Shoah. Il l’a fait au vu de la crise profonde que traversait le pays : manifestations contre le gouvernement, tensions religieuses, réservistes menaçant de ne plus servir.
Mais le choc fut salvateur : instantanément le pays se ressouda, les réservistes accoururent avant même d’être rappelés et une solidarité totale se manifesta dans tous les domaines de la société.
Celui qui ne croit pas au ciel dira : réflexe de survie classique. Une société attaquée se ressoude. Celui qui croit au ciel, y verra le réveil providentiel de l’unité profonde du peuple.
A partir de ce moment, les évènements s’enchaînent dans un crescendo étonnant.
L’unité et la combativité du peuple ont convaincu le Hezbollah de ne pas se joindre à l’attaque.
Le délai ainsi accordé à Israël lui a permis de finaliser l’attaque des beepers. En une seconde tous les cadres et la chaîne de commandement du Hezbollah, menace stratégique majeure, s’est trouvée désorganisée.
Sans système de communication les milliers de missiles et roquettes sont devenus une proie, tout comme les chefs contraints de se réunir avec Nasrallah…
Délaissé par le Hezbollah désorganisé, abandonné par la Russie trop occupée en Ukraine, Assad s’est effondré et Israël, en quelques jours, a désintégré toute l’armée syrienne.
Avec la chute de Bachar el-Assad, l’Iran a perdu sa profondeur stratégique en Syrie, ses relais logistiques, et une partie de ses bases avancées.
Avec l’affaiblissement du Hezbollah, l’Iran a perdu son principal bras armé et sa force de dissuasion.
Les attaques des Houthis offrent par ailleurs un terrain d’entraînement réel à l’aviation israélienne pour des frappes de longue portée correspondant à la distance de l’Iran.
Parallèlement le retour de Donald Trump, battu en 2020 et phénomène unique, réélu en novembre 2024, marque un changement de climat stratégique. Dans les mois qui suivent, la tentative diplomatique engagée avec l’Iran échoue.
Tous ces évènements ont permis la désinhibition stratégique d’Israël qui a osé une guerre directe contre un pays dix fois plus peuplé, soixante-dix fois plus grand, armé de milliers de missiles à longue portée et qu’aucune puissance n’a osé confronter malgré la menace de son programme nucléaire.
L’opération « Éveil du lion », bien nommée, marque ce basculement : du 13 au 24 juin 2025, en douze jours, Israël montre une supériorité opérationnelle qui a permis la dégradation des systèmes de défense aérienne, la neutralisation d’une partie significative des capacités de frappe (missiles, drones), l’atteinte de sites liés au programme nucléaire et l’engagement militaire des Etats Unis à cette fin.
Le samedi 28 février, « Chabat Zahor » (1) où l’on a rappelé la nécessité de se souvenir du projet d’Amalek de détruire Israël, Israël frappa instantanément la tête de l’appareil religieux et militaire de la mollarchie. Cet Amalek des temps modernes ne cachait pas son projet de détruire Israël.
Le plein concours des États-Unis a donné à cette opération « Rugissement du lion » une puissance inégalée.
Cette guerre n’est pas achevée mais l’on peut déjà mesurer les changements stratégiques qui ont transformé le Moyen Orient : l’anneau de feu que l’Iran des Mollahs avait patiemment construit pour détruire Israël s’est défait : le Hamas n’est plus en situation de menacer le sud, le Hezbollah a perdu son pouvoir de dissuasion au nord, en Syrie Assad a disparu, l’Iran est considérablement affaibli.
Chaque événement peut être expliqué en lui-même mais leur enchainement n’est pas sans rappeler l’histoire de Pourim. Là également, chaque élément du puzzle s’expliquait rationnellement mais le peuple juif a su y voir l’intervention cachée de la Providence.
Depuis le 7-Octobre, l’enchainement des évènements interroge : une attaque qui devait briser une société la soude ; une organisation conçue pour attaquer au nord tergiverse ; un régime que l’on croyait solide s’effondre ; une guerre que l’on pensait impossible se gagne en douze jours ; un Président que l’on croyait sorti de l’histoire est réélu et devient le partenaire puissant de la guerre en suspens. Chaque évènement peut être compris en lui-même mais leur enchaînement — leur synchronisation — continue d’interroger.
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Celui qui ne croit pas au ciel verra tous ces évènements dans leur logique propre ; celui qui croit au ciel y verra une cohérence providentielle.
Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler à cet égard la parole de David Ben Gourion disant qu’en Israël, celui qui ne croit pas aux miracles n’est pas réaliste.
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1. Chabat Zachor est le samedi qui précède la fête de Pourim, l’on y rappelle le projet d’Amalek, ancêtre d’Aman qui, comme lui, a voulu détruire le peuple juif, projet raconté dans le livre d’Esther.

