Bernard Lazare, poète, héros français

Brochure de Bernard Lazare 1896 - Domaine public
Brochure de Bernard Lazare 1896 - Domaine public

« Malheureux le pays qui a besoin de héros », soupire Galilée dans la pièce de Bertold Brecht. Certes. Mais combien heureux le pays qui, quand le besoin s’en fait sentir, en dispose d’aussi grands et d’aussi magnifiques. Tant et si bien qu’il s’offre le luxe d’en oublier certains…

La sortie du film J’accuse de Roman Polanski cet automne en France agite moult questions dont l’une et non des moindres, même si ce n’est pas celle qu’il a été choisi de débattre sur la place publique, est celle de l’héroïsme. Tiré du roman de l’écrivain britannique Robert Harris « An officer and a spy », sorti  sous le titre « D. » en version française chez Plon, ce film, relatif à l’affaire Dreyfus, soulève en effet à travers le prisme de plusieurs héros, celui qu’on sait, celui qu’on admire, celui qu’on redécouvre et celui qu’on ignore, l’intéressante question de l’héroïsme et de la place qu’une société qui se croit libre, qui se veut libre, lui octroie.

« La liberté de tous les citoyens se trouve atteinte par la façon atroce dont quelqu’un a été jugé, et c’est les défendre tous que d’en défendre un seul. » Bernard Lazare.

Il y a l’héroïsme noble d’Alfred Dreyfus. D’aucuns, qui du coup en discutent encore, pensent que son héroïsme est son innocence. Mais il n’y a aucun héroïsme à être une victime, même innocente. L’héroïsme n’est pas un statut. Il est une posture. Il est cette force, cette grandeur d’âme qui, par le biais du dévouement et du courage, mène à tous les sacrifices.

Comme les soldats quand ils sont grands, Alfred Dreyfus se tient prêt à honorer son drapeau, comme tous ces héros potentiels, il attend son heure de gloire. Quand se dresse devant lui l’adversaire le plus terrible, le plus féroce, le plus inattendu surtout, la mère Patrie toute entière qui l’éperonne et le pourfend, lui ne bouge pas, ne se défend pas. Il ne pare ni ne rend aucun coup. Et quand, au bout de l’humiliation, on le dégrade avant de l’envoyer au Diable en son île, il n’a qu’un cri, « Vive la France ! ». Réhabilité, il ne demandera jamais réparation.

Il y a l’héroïsme complexe (ce dernier qualificatif est de Jean-Denis Bredin, auteur d’un ouvrage de référence sur l’affaire Dreyfus) du lieutenant-colonel Marie-Georges Picquart. Il est le héros du film, et la vivante illustration de la fameuse phrase écrite le 25 novembre 1897 par Emile Zola dans le Figaro : « La vérité est en marche, et rien ne l’arrêtera ». C’est ce jeune lieutenant-colonel, que l’on ne saurait accuser de sympathie excessive pour les Juifs en général et Dreyfus en particulier, qui démasque le véritable traître qu’il soumet à sa hiérarchie au terme d’une enquête minutieuse.

Il est, en toute logique, illico muté en Afrique du Nord, avant d’être réformé, puis finalement incarcéré pour avoir osé innocenter un innocent alors qu’on ne lui demandait rien. Dans la tourmente qui s’ensuit, il ne démord pas d’un iota de ses conclusions, « il remplit son devoir d’honnête homme », écrira de lui Zola. Après avoir été traîné dans la boue avec lui, il est réhabilité en 1906 avec Dreyfus. Il devient sous Clémenceau ministre de la Guerre, celui-là même qui va refuser au capitaine la comptabilisation de ses années de bagne au titre d’ancienneté militaire. Complexe.

« Je n’ai qu’une passion, celle de la lumière, au nom de l’humanité qui a tant souffert et qui a droit au bonheur. Ma protestation enflammée n’est que le cri de mon âme. Qu’on ose donc me traduire en cour d’assises et que l’enquête ait lieu au grand jour ! J’attends. ». Emile ZOLA. « J’Accuse…! » L’Aurore. 1898

Il y a l’héroïsme lumineux d’Emile Zola. L’héroïsme absolu de celui qui va donner sa vie pour que la vérité éclate et que justice soit faite. Celui dont le courage a ébloui le monde et jusqu’à aujourd’hui. Emile Zola, écrivain connu, reconnu, immense, dont la gloire n’est plus à faire, se lance dans cette périlleuse bataille alors que rien ne l’y oblige, loin de là, au contraire même, la prudence, le confort, la raison et tous ses amis l’enjoignent à la retenue. Mais lui n’hésite pas une seconde à engager son honneur et sa réputation.

Pour comprendre son courage, il faut se replonger dans la période. La situation est on ne peut plus glauque. Alfred Dreyfus, condamné sans preuve pour avoir pactisé avec l’Allemagne, croupit au bagne de Guyane depuis son jugement inique. On a remercié l’incorruptible lieutenant-colonel Picquart en le jetant en prison. Esterhazy, le traître veule que tout accable et qui a d’ailleurs avoué, vient d’être acquitté. La Justice a tranché et tout semble perdu.

Le 13 janvier 1898, Zola publie dans l’Aurore sa lettre incendiaire au Président Félix Faure, non pas comme on pourrait le croire pour exprimer sa juste colère, mais plutôt pour retourner contre lui l’action judiciaire et, en rouvrant l’affaire, donner à la vérité une nouvelle chance de se faire jour. « J’Accuse…! » est l’absolu sacrifice, prise de position héroïque s’il en est, qui va faire de Zola « un moment de la conscience humaine », pour reprendre les mots d’Anatole France dans l’éloge funèbre qu’il fait de lui en 1902, lorsque l’écrivain perd la vie dans un accident de cheminée auquel personne ne peut croire une seconde. Emile Zola ne verra jamais la réhabilitation du capitaine Dreyfus.

 « L’histoire ne tolère aucun intrus, elle choisit elle-même ses héros et rejette sans pitié les êtres qu’elle n’a pas élus, si grande soit la peine qu’ils se sont donnée. » Stefan ZWEIG

Et puis, il y a l’héroïsme subliminal de Bernard Lazare. L’héroïsme sublime du héros qui s’efface et qu’on ne connaît pas, ou moins, ou mal. Bernard Lazare est incontestablement « le premier des dreyfusards » comme le souligne Léon Blum,  «celui dont sont issus presque tous les autres ».

Pourquoi, Bernard Lazare, ce jeune poète nîmois dont l’action fut si déterminante, reste-t-il quasi inconnu ? Pourquoi son nom, effacé du dictionnaire poétique, n’apparaît-il jusqu’à aujourd’hui qu’entre les lignes à qui se plonge dans le dossier de l’affaire Dreyfus ?

Il y a à cela plusieurs raisons et toutes sont consternantes. Sans doute que juif, sioniste, anarchiste et antisémite, c’était un peu trop pour le même.

Parce qu’il était juif. 

Cette première raison tient à la personnalité de Bernard Lazare. A son désintéressement, à sa modestie et surtout à son acharnement à qualifier l’affaire d’antisémite à un moment où personne ne veut la placer sur un terrain aussi mouvant. Ni la famille Dreyfus, ni même la communauté juive de l’époque, qui, placée dans le collimateur féroce de la rue, malmenée avec la violence que l’on sait, n’aspire qu’à la discrétion et à l’apaisement.

« Je veux qu’on dise que le premier j’ai parlé, que le premier qui se leva pour le juif martyr fut un juif… » Bernard Lazare. 1899, lettre à Trarieux.

Qui est Bernard Lazare ? 

Alfred Dreyfus, avec lequel il échangea toute sa vie une correspondance d’amitié, que la famille prolongea d’ailleurs après sa mort avec sa veuve, le décrit comme un «jeune auteur de talent et de bel avenir, à demi artiste et poète, à demi sociologue, qui écrivit le premier un mémoire en ma faveur où il exposa en un style très simple tous les faits alors connus ». Un poète sociologue de talent qui apporta honnêteté et clarté dans un dossier complexe et litigieux, oui, on peut assurément le présenter ainsi.

Ce jeune homme prit tout à rebours et jusqu’à son nom. Né Lazare Bernard à Nîmes en 1865 dans une famille de la belle bourgeoisie du sud, c’est sous le nom de Bernard Lazare qu’il sera méconnu. Il se veut poète et avec son cousin et ami Ephraïm Michaël, monte à Paris pour conquérir le monde par la rime et par le verbe. Les deux jeunes gens intègrent le groupe tout neuf des symbolistes et sont des mardis du maître, Stéphane Mallarmé. « Le souvenir des soirées de la rue de Rome », écrira Bernard Lazare, « restera toujours dans la mémoire de ceux que Stéphane Mallarmé admit auprès de lui, dans ce salon discrètement éclairé, auquel des coins de pénombre donnent un aspect de temple, ou plutôt d’oratoire. » Le jeune homme s’impose par la profondeur philosophique de ses contes, il devient le critique littéraire du groupe.

Cependant, s’il vous prend l’idée de chercher son nom sur la liste des symbolistes de son temps, vous n’en trouverez pas trace, alors que son jeune cousin y figure.

Pourquoi ? Il convient sans doute ici de mentionner que dès son arrivée à Paris, la sortie d’un torchon antisémite à succès s’est chargé de rappeler à notre jeune provençal qu’il était juif et que son athéisme ne l’en absolvait en rien. Journaliste engagé, il prend alors dans divers journaux fait et cause contre toutes les injustices et toutes les oppressions, se faisant le chantre des révolutionnaires et autres anarchistes. Ce ce qui explique probablement qu’en février 1895, Mathieu Dreyfus, qui a épuisé tous les recours possibles pour sauver son frère, l’engage pour l’aider à démontrer l’innocence du capitaine.

Bernard Lazare a déjà étudié la question et il est convaincu de l’innocence du capitaine Dreyfus. Il a compris assez vite que dans cette affaire, la question n’est plus, si elle l’a jamais été, de s’interroger sur l’innocence ou non du capitaine, mais que la réflexion s’est très largement déplacée sur un sujet plus vaste et autrement plus enflammé, à savoir si les Juifs ont ou non une place au sein de la République. Cette réflexion qui prend avec chaque jour plus de force une forme d’autant moins interrogative qu’elle est plus vociférante, amène certains à scander que non, les Juifs n’ont pas leur place au sein de la République et surtout qu’ils n’ont rien à faire dans les hautes sphères du pouvoir, à fortiori dans le haut commandement militaire.

Considérant qu’à ce degré de déchaînement, il n’est pas possible d’envisager l’antisémitisme ambiant comme une simple conséquence de l’affaire, Bernard Lazare se persuade qu’il y a eu machination contre le capitaine Dreyfus.

Exhorté à la prudence et à la documentation par Mathieu Dreyfus, il patiente jusqu’à novembre 1896 pour envoyer sous pli fermé à des destinataires choisis 3000 exemplaires d’une première brochure imprimée en Belgique. L’erreur judiciaire : la vérité sur l’affaire Dreyfus, démonte l’accusation et demande la révision du procès. «La presse a pu être trompée, égarée, mais elle saura, mieux informée, se ressaisir et, une fois encore, elle ne permettra pas qu’une monstrueuse iniquité continue à être commise. »

Le résultat de ce premier dossier qui instille le doute dans l’opinion ne se fait pas attendre. « Du jour au lendemain je fus un paria – un long atavisme m’ayant préparé à cet état je n’en souffris pas moralement. Je n’en souffris que matériellement. Vous savez que cela ne m’a pas découragé, ni arrêté dans l’œuvre entreprise. »

En 1897, Bernard Lazare publie Une erreur judiciaire, L’affaire Dreyfus, un deuxième mémoire, avec expertises d’écriture cette fois, orienté toujours sur cette thèse de la machination, mais quand la découverte du traître par Picquart montre qu’il y a bien eu espionnage, la famille elle-même lui demande de se mettre en retrait, ce qu’il accepte.

Le premier pourtant, il a compris l’innocence quand personne, à part son frère et son avocat, ne doutait de la culpabilité de Dreyfus, et s’il s’est peut-être trompé en essayant de démontrer une machination, il n’en a pas moins raison quand il écrit, en 1897 : « c’est parce qu’il était juif qu’on l’a jugé, c’est parce qu’il était juif qu’on l’a condamné, c’est parce qu’il était juif que l’on ne peut faire entendre en sa faveur la voix de la justice et de la vérité ».

Comme il a raison encore quand il dit : « On ne me pardonne pas d’avoir vu clair alors que personne ne voyait rien, alors que nul ne voulait bien agir, alors que je criais dans l’indifférence. Ce sera mon honneur d’avoir donné le premier coup de hache et d’avoir si bien tendu la pioche que tous les dreyfusards ont été obligé de passer par la brèche que j’avais faite et qu’ils n’ont fait que répéter ce que j’avais dit. »

Bernard Lazare est décidément un défenseur bien encombrant. Sans ménager sa peine, sans relâche, des années durant, il va multiplier les démarches, les voyages, les rencontres, tapant à toutes les portes, sollicitant toutes les intelligences.

Epuisé, lui qui le premier a envolé dans un de ses mémoires l’anaphore « j’accuse » que Zola a reprise avec tant de panache, il meurt à 38 ans, isolé et dans l’indifférence, sans être ni considéré ni cité dans ce qui se publie, et sans voir, lui non plus, la réhabilitation d’Alfred Dreyfus.

Parce qu’il était anarchiste.

« Je ferai le portrait de Bernard-Lazare. »

Une deuxième raison est qui s’intéresse à Bernard Lazare consulte Charles Péguy.

Charles Péguy a été le tout premier, et longtemps le seul, à lui rendre hommage. Et quel hommage : « Il vécut et mourut comme un martyr. Il fut un prophète », s’enflamme-t-il dans Notre jeunesse, l’essai qu’il publie en 1910 dans les Cahiers de la Quinzaine. Il y a alors 7 ans que Bernard Lazare est mort « … qu’on l’ensevelît prématurément dans le silence et dans l’oubli. Dans un silence fait. Dans un oubli concerté. »

« Tout commence en mystique et finit en politique » écrit Péguy  et tout est dit. L’apologie quasi mystique qu’il fait de Bernard Lazare, athée libertaire, va finir en politique et quand l’oeuvre de Péguy sera récupérée, détournée comme on sait, Bernard Lazare mourra une seconde fois.

Parce qu’on le pensa antisémite 

Nous arrivons à la troisième raison. Probablement la plus évidente. La plus mauvaise aussi.

« Si le Juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait », écrit Sartre dans son essai Réflexion sur la question juive en 1946. C’est ce que découvre Bernard Lazare, confronté dès son arrivée à Paris à son statut de juif. « … Le problème juif s’est présenté à lui, et il ne peut s’en débarrasser. Pourtant il ne se sent aucunement juif ; mais il est juif : l’antisémitisme ne lui permet pas de ne pas l’être. » (Jean-Maurice Muslak. Bernard Lazare. Revue des études juives. 1946) Pour comprendre, Bernard Lazare réfléchit alors à un essai sur les origines de l’antisémitisme, L’Antisémitisme, son histoire et ses causes, qui est publié en 1894.

Sa famille est provençale depuis 2000 ans. « Un trisaïeul de sa mère avait été, dit-on, argentier du pape en Avignon. » (Ibid). C’est dire si le jeune Bernard Lazare étudie la question avec recul et un réel souci d’impartialité. Sans passion et avec une réelle curiosité, il fait montre d’une telle objectivité que son travail, extrêmement sérieux et documenté, est unanimement salué. L’auteur du torchon lui-même le trouve intéressant.

« On m’a reproché à la fois d’avoir été antisémite et d’avoir trop vivement défendu les Juifs, et pour juger ce que j’avais écrit, on s’est placé au point de vue de l’antisémitisme et de celui du philosémitisme. On a eu tort, car je ne suis ni antisémite, ni philosémite; aussi n’ai-je voulu écrire ni une apologie, ni une diatribe, mais une étude impartiale, une étude d’histoire et de sociologie. »

Dans le regard de l’antisémitisme auquel il fait face tout au long de l’affaire Dreyfus, Bernard Lazare découvre vraiment ce qu’être juif signifie. Il se rend compte que « Les bons antisémites, le jour où ils m’enlèveront mes droits de citoyen et d’homme, ne me demanderont pas si je pratique ou non les rites du judaïsme. » « Je réécrirais aujourd’hui ce livre que j’aurais sans doute bien des choses à y ajouter », pense le poète et la conclusion de cette réflexion d’une vie se trouve dans la lettre qu’il écrit à sa femme à la veille de sa mort en manière de testament, le 27 juin 1903 : « … une édition peut en être refaite, on mettrait cependant en-tête que sur beaucoup de points mon opinion s’était modifiée… »

C’est sans cet en-tête que de nouvelles éditions ont paru, glauques. Celle qui circule le plus librement est préfacée d’un opportuniste antisémite notoire et fait la joie de complotistes en mal d’arguments.

Parce qu’il était sioniste. 

« … Tout groupe humain est nécessaire, il est utile à l’humanité, il contribue à mettre de la beauté dans le monde, il est une source de formes, de pensées, d’images. Pourquoi caporaliserait-on le genre humain… ? »

Bernard Lazare assiste à Bâle en 1898 au deuxième congrès sioniste. Il rencontre Théodore Herzl qui est venu soutenir l’idée d’un état juif en Palestine et prend fait et cause pour ce projet d’un foyer protecteur. Mais quelques mois plus tard, sioniste, toujours, mais sioniste libertaire, Bernard Lazare se désolidarise du gouvernement organisé qui se dessine. Il reprend en solitaire la lutte et la dénonciation des injustices et persécutions que subissent à travers le monde les juifs et autres opprimés de la terre, arméniens, cubains, et toutes les victimes du racisme et du colonialisme.

Voilà…

J’avais lu qu’un monument avait été érigé en son honneur à Nîmes, sa ville natale et pour illustrer mon texte, j’ai cherché une photo du bas relief. Las. Il n’existe plus car il a été vandalisé nombre de fois avant d’être finalement déboulonné en 42. Sur son emplacement, au jardin de la Fontaine, a été apposée une plaque en 1966 : « Ici était dressée une effigie de Bernard Lazare né à Nîmes en 1865, mort à Paris en 1903, qui en des jours difficiles défendit la vérité, la justice et les droits de l’homme méconnus et foulés aux pieds dans la personne de Dreyfus. »

A ce jour, aucun arrangement n’a pu être trouvé  pour le remplacer.

NB. Jean-Maurice Muslak est un agrégé de lettres tombé à 26 ans au champ d’honneur en 1940. J’ai documenté mon article avec les intéressantes annotations de son Bernard Lazare, extrait de son mémoire d’agrégation sur les grands penseurs israélites du XIXème siècle paru dans la Revue des études juives en 1946.

J’ai également consulté les documents publiés sur le blog de la SIHAD, société internationale d’histoire de l’affaire Dreyfus, blog animé par l’historien Philippe Oriol, passionné par l’affaire qui a publié à ce sujet nombre d’ouvrages tout à fait intéressants, dont une biographie de Bernard Lazare.

Texte paru cet hiver dans le magazine occitan Silveressence, n 11.

à propos de l'auteur
Elle a fait de la radio, de la presse écrite, beaucoup de dessins et des chroniques d’audience en France. Depuis 10 ans en Israël, elle enseigne et a même fini par ouvrir une galerie d’art (ce pays rend fou). Plus concrètement, elle est surtout la mère dépassée de trois merveilles de gosses et réussit très bien le clafoutis, le crumble et le tiramisu.
Comments