Bâtir est une œuvre de générations
Bâtir est une œuvre de générations. A chaque génération ses pierres à l’édifice commun. A chaque génération sa part de mission.
La nôtre doit réussir son pari face à l’histoire. Car, ils n’y a pas de génération spontanée. Chaque génération marche dans les voies tracées par les générations précédentes, et accomplit sa part de mission.
Elle a le devoir d’embellir les voies anciennes, les élargir si nécessaire, et bien entendu d’en créer de nouvelles, toujours dans le but d’apporter des solutions nouvelles aux problèmes toujours nombreux et parfois si complexes.
Le monde est rempli de belles âmes. Le problème est de savoir si toutes ces belles âmes sont prêtes à œuvrer ensemble pour rendre notre monde toujours meilleur. Ensemble nous pouvons bâtir, ensemble nous pouvons rendre notre monde meilleur et sortir de l’obscurantisme. Chacun a un rôle à y jouer, chacun peut y trouver sa place. L’immensité de la tâche appelle à l’effort de tout un chacun.
A chacun sa tâche, à chacun ses activités, à chacun sa parcelle, à chacun ses missions, jusqu’à remplir des pages d’histoire. Car, l’histoire est en marche, elle ne s’arrêtera jamais. Elle se tisse et se tricote en nous. Elle se révèle au grand jour pour remplir les pages de nos vies à travers nos actions, pour écrire notre histoire, l’histoire de chaque individu qui fait l’ensemble de l’histoire de toute l’humanité.
Le monde existe pour toutes ces femmes et ces hommes, ainsi que tous ces êtres vivants qui l’habitent. Ensemble nous contribuons à sa beauté et à sa grandeur selon notre sensibilité et note potentialité. L’harmonie dans la diversité.
Le plus important n’est pas tant ce que les générations précédentes n’ont pas été capables de réaliser, mais ce que la génération présente peut et doit faire.
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. Albert Einstein.
La vie n’est pas une plaisanterie, même si nous devons vivre pleinement le privilège d’être vivant. Elle n’est sûrement pas une mise en scène, même si parfois, elle ressemble à une pièce de théâtre. La vie est réelle, c’est quelque chose de palpable, c’est quelque chose de vrai. La vie est une réalité, elle est une vérité qui se vit.
C’est le lieu de féliciter et de dire merci à toutes ces femmes parmi lesquelles l’illustre Madame Simone Veil dont nous saluons la mémoire, qui ont su être présentes et qui ont su se lever pour faire face aux défis de notre monde à leur époque.
Bon courage à celles qui poursuivent ses combats et ceux de leurs aînées, et à celles qui initient aussi de nouveaux combats, tant les défis sont nombreux.
Nous n’oublierons pas non plus tous ces hommes qui ensemble avec ces braves dames ont toujours su être présent, et qui ont su relever les défis de leur époque, afin de permettre à notre monde, à notre planète, à la communauté des hommes de continuer à exister.
« Venant de tous les continents, croyants et non-croyants, nous appartenons tous à la même planète, à la communauté des humains. Nous devons être vigilants, et la défendre non seulement contre les forces de la nature qui la menacent, mais encore davantage contre la folie des humains. » Simeone Veil.
« Vous savez, j’ai beaucoup réfléchi à l’antisémitisme. Et je vais vous dire le fond de ma pensée. Non seulement, pour être un antisémite, il faut être, comme pour tous les racistes, un salaud, mais en plus il faut être un imbécile….
C’est à chacun de faire défense dans l’âme des enfants, et de s’opposer de toutes ses forces à ce poison, cette infamie…, et à bien des égards une haineuse connerie.
Le racisme, disons le clairement, c’est un combat qui ne peut pas ne pas requérir constamment toute l’attention de chacun.
Parmi les grands combats qu’on puisse mener pour un monde plus juste, il y a le combat contre le racisme. C’est une grande et noble cause.
Que nos jeunes s’en souviennent et agissent en conséquence. » Robert BADINTER
(Interview diffusée dans « envoyé spécial » le 25 avril 2019).
Conseils avisés de sages.
Nous devons suivre et élargir les voies de nos prédécesseurs, car « la nature humaine ne change guère : capable du meilleur comme du pire, les hommes aspirent à la civilisation mais basculent régulièrement du côté de la barbarie. L’histoire ne se répète pas mais les comportements se reproduisent. Les hommes conservent, au cours du temps, de troublantes similitudes de comportements qui les conduisent, placés devant des situations comparables, à réagir de manière quasi identique et donc en partie prévisible. Ainsi, il y a dans le passé des leçons oubliées… » Michel GODET, Manuel de Prospective stratégique.
Dans la vie, il ne faut pas se tromper de combats et d’ennemis. Bien souvent, les querelles de personnes, les guerres d’egos et cibler les personnes innocentes, prennent le pas sur les vrais problèmes et les vrais sujets à régler. À la fin, l’on s’étonne que les problèmes et ces sujets demeurent sans solutions, alors qu’il aurait suffi de s’attaquer à eux plutôt qu’aux personnes.
« Les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes et des femmes, c’est dans l’esprit des hommes et des femmes que doivent être élevées les défenses de la paix » Constitution de l’UNESCO.
Nous sommes aujourd’hui à l’époque des nations, des nations libres et indépendantes qui doivent se construire souverainement, tout en développant entre elles relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité des droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, selon l’article 1, alinéa 2 de la charte des Nations Unies. C’est pourquoi, nous nous réjouissons de cette dynamique de paix entre les nations et notamment au moyen-Orient entre Israël et ses voisins. Une dynamique de paix que nous souhaitons toujours vivante et forte afin de voir le cercle de la paix s’ élargir avec l’établissement de nouvelles relations diplomatiques s’établir pour le bonheur des peuples et des nations.
Ce sont toujours les hommes, les femmes, et les organisations qui font la différence. A travers de simples actions, l’homme peut changer le cours des événements tout en se changeant lui-même.
La crise sanitaire inédite que nous traversons, nous rappelle combien il est important de privilégier et valoriser la dimension humaine de nos sociétés. C’est donc à juste titre que tous les gouvernements qui font face à la crise ont choisi la priorité de sauver des vies plus que tout autre chose.
Tous autant que nous sommes, gouvernants et gouvernés, nous avons un rôle à jouer. Puissions-nous être à la hauteur de la tâche.
Bâtir est une œuvre de générations. A chaque génération ses pierres à édifice commun, afin d’assurer la continuité de l’oeuvre, et rendre la suite plus heureuse.
L’histoire de Hanukkah qui se déroule actuellement porte sur la révolte juive contre les oppresseurs qui a eu lieu en Judée, en Terre d’Israël.
Et la reconsécration du Temple juif en 165 av.J.-C. – Il y a donc 2185 ans ! – C’était à Jérusalem.
Cela vaut la peine d’être rappelé, et de se le rappeler la prochaine fois que quelqu’un prétendra de manière absurde qu’il n’y a aucun lien juif avec la terre d’Israël, la Judée-Samarie et Jérusalem.
Bientôt ce sera la fête de Noël. Une autre fête qui rappelle une autre histoire qui s’est entièrement déroulée dans cette partie du monde il y a 2000 ans.
« L’histoire est un témoignage, donc repose sur la vérité. Et la vérité est belle, quand elle est nue, quand elle n’a pas être publiée par ce vieux compagnon qui voile sa divine beauté » Félix Houphouët Boigny.
Ainsi donc, l’histoire devra nous éclairer, et servir de témoignage pour éclairer toutes décisions objectives afin de mettre fin aux conflits.
A la nouvelle génération de suivre et élargir les chemins qu’ils ont tracés. Il n’y a pas de génération spontanée, et à chaque génération son combat.
Puissions – nous dans la nôtre être à la hauteur des défis qui s’offrent à nous, défis qui constituent certainement, notre part de combat avec cette chaîne humaine que la valeureuse Simone Veil a appelé de tous ses voeux.
« Ne cesse pas de sculpter ta propre statue » Plotin
Bon courage à toutes et à tous !

