Baisse sensible du risque de faillites en septembre 2021

© Stocklib / Marian Vejcik
© Stocklib / Marian Vejcik

Notre indice trimestriel montre une baisse sensible du risque global de faillite sur le marché obligataire israélien en septembre 2021: 

Ces dernières années, les épargnants qui ont prêté de l’argent aux entreprises qui ont emprunté sur  le marché financier israélien, ont dû faire face à des faillites retentissantes et n’ont pu souvent récupérer qu’une petite  partie de leur investissement. 

La crise du covid: la panique financière  de février mars 2020 qui a fait fuir surtout les petits épargnants du marché obligataire (plusieurs dizaines de milliards de shekalim) a entrainé un effondrement des cours. Puis au cours du second  et troisième trimestre,  les cours se sont rétablis surtout après l’annonce de la banque d’Israël de son intention d’intervenir sur le marché obligataire pour soutenir les cours des sociétés israéliennes.

Dans notre analyse financière  que nous avons publiée dans the times of Israël  dès aout 2020, nous avons estimé que le marché obligataire était sous-évalué.  Notre modèle a été confirmé par les faits puisqu’à la fin 2020,   la tendance haussière du marché obligataire s’est renforcée à tel point que les cours sont revenus à leur niveau de début 2020. Depuis le début de l’année 2021, cette tendance s’est prolongée et le marché obligataire a connu une augmentation des cours autour de 6% dépassant même le niveau établi avant la crise du corona.    

Modèle Gugenheim: Nous publions depuis plusieurs années dans la presse financière israélienne un indice permettant de mesurer le risque de non remboursement des sociétés qui ont emprunté sur le marché financier israélien. Ce modèle qui est inspiré des théories d’universitaires français en gestion financière des années 80 s’est trouvé particulièrement performant sur les sociétés israéliennes en décelant par avance les sociétés en cessation de payement de ceux qui restaient viables. Il est avant tout basé sur l’analyse de la trésorerie des entreprises et non seulement  sur le bénéfice comptable ou le rapport entre les actifs et dettes à court terme (fonds de roulement).

Ce modèle qui est construit  sur une base de données de près de 170 sociétés est  réactualisé au moins une fois par trimestre. Il  présente d’une part un indice global de risque de faillite sur le marché obligataire israélien  (de 1 à 10, à partir de 5, nous déconseillons l’investissement sur le marché obligataire) et d’autre part le nombre d’entreprises par catégorie de  huit risques de faillites (aaa jusqu’à bbb).

Flux de trésorerie bénéfices Fonds de roulement Index global risque

de faillites

2016 2.9% 3.3% 7.5% 5
2017 1.1% 3.5% 8.5% 5
2018 1.5% 2.8% 6.9% 5
2019 3.7% 2.8% 5.5% 1
Second trimestre 2020 1.4% 0.0% 3.5% 1
2020 4.2% 0.6% 5.3% 1
Second trimestre 2021 1.8% 1.4% 5.3% 1

 

Commentaires: L’analyse des résultats financiers  des sociétés (2016-2021), montre qu’il y a eu une augmentation très importante du bénéfice en 2021. Le niveau du flux de trésorerie et la capacité des sociétés à payer les dettes à court terme mesurée par le fonds de roulement sont tout à fait satisfaisants.

Le niveau relativement  élevé du bénéfice comptable est dû en grande partie à la vigueur de la  reprise économique depuis le début de l’année 2021. Cette analyse est confortée par les prévisions publiées par l’OCDE publiées sur l’économie israélienne en 2021-2022. En effet, l’OCDE a revu à la hausse ses prévisions publiées en janvier 2021 en doublant les estimations sur les principaux indicateurs. 

Au niveau micro, ce tableau ci-dessous, analyse la solvabilité  de chaque société qui fait partie de notre base de données. 

Notation modèle Gugenheim 2016-2021

Nombre de sociétés

2016-2021

pourcentage

Aaa 83 50
Aab 11 7
Aba 40 24
Abb 5 3
Baa 22 13
Bab 4 2
Bba 2 1
total 167 100

 

Commentaires: On remarquera d’abord que 50 pour cent des sociétés étudiées se voient attribuer la meilleur note de notre modèle, ce qui est un record historique. Le nombre de sociétés pouvant comporter un risque de faillite est minime.

Conclusion: A la fin de notre blog publié en  juin 2021, nous avons écrit: 

« Nous estimons que les résultats du second semestre 2021 qui seront publiés jusqu’à fin aout 2021 confirmeront cette tendance d’amélioration des différents indices de notre modèle.  C’est pourquoi nous pensons que le marché obligataire devrait continuer à augmenter ces prochains mois, bien que beaucoup de sociétés ne soient plus bon marché.  »  Cette prévision s’est donc totalement réalisée. Nous estimons que les conditions sont réunies pour que les bonnes performances du premier semestre 2021 se poursuivent au troisième trimestre 2021. Nous espérons y faire écho dans cette tribune.

à propos de l'auteur
Docteur Daniel Gugenheim a enseigné en France dans les grandes écoles de commerce comme HEC et l'ISG. Ayant effectué son alya en 1986, il enseigne à l'université Bar Ilan et fut économiste près de 30 ans à la Reshut Nyarot Erekh (Autorité des Marchés Financiers). Il a publié de nombreux articles en économie et finance en Europe et en Israël. Il est conseiller financier à Qualita où il donne une chronique hebdomadaire à la radio. Il est chroniqueur également à radio Judaica Bruxelles et est intervenant sur la chaine de télévision i24.
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