Attaque des bipeurs: Réplique micro-ciblée d’Israël

Le 7 octobre 2023, le peuple juif subissait la journée la plus sanglante de son histoire depuis la fin de l’Holocauste. Plus de 1200 personnes massacrées, des centaines de femmes et d’enfants pris en otages par le Hamas.
À des centaines de kilomètres au nord, dès le 8 octobre, un autre groupe terroriste (et considéré comme tel en droit canadien) et non « un puissant groupe paramilitaire », le Hezbollah, s’est mis à attaquer la population civile en Israël et ce, alors qu’il n’y a aucun différend territorial entre Israël et le Liban, aucune occupation qui sert de prétexte à ces agressions.
Depuis le 8 octobre, le Hezbollah a tiré plus de 8 000 missiles sur Israël. Il a tué plus de 47 Israéliens, incluant 12 enfants druzes israéliens qui jouaient au football le 27 juillet. Ses attaques aveugles ont déplacé plus de 70 000 Israéliens, qui ne peuvent pas rentrer chez eux en raison de la menace immédiate de mort venant de ce groupe.
Cette situation enclenche clairement le droit d’Israël de se défendre en droit international, notamment selon l’art. 51 de la Charte des Nations Unies.
Or, certains – par exemple Isabelle Hachey du quotidien montréalais La Presse – ont affirmé que l’attaque des bipeurs est une violation du droit international. Elle a tort.
Saboter les appareils de communication d’un groupe terroriste (qui attaque la population civile tous les jours), commandés par des terroristes, et fournis par des terroristes, à des terroristes, à des fins terroristes, n’est pas illégal en droit international.
Étant donné que ces bipeurs étaient utilisés à des fins militaires, par des combattants, leur destruction est une action militaire légitime selon le droit international coutumier (article 52 des Protocoles additionnels de la Convention de Genève).
Oui, tragiquement, quatre enfants ont péri. C’est quatre innocents de trop, surtout quand horriblement au moins une de ces tragiques pertes était un enfant soldat. Encore une fois ici, celui qui ne respecte pas le droit international, c’est l’organisation terroriste islamiste Hezbollah, pas Israël.
Aucune opération militaire n’est sans risque pour les civils – cela n’en fait pas moins des activités légales. Au contraire, il est difficile de penser à une action plus micro-ciblée que celle-ci. Plus de 3 000 opérateurs du Hezbollah de blessés, et un nombre infime de civils.
Chacune des milliers de personnes tuées ou mutilées a été sélectionnée individuellement, mais elles ont été frappées au même moment. Cette attaque ciblée d’Israël a déjoué la tactique de l’utilisation de boucliers humains par le Hezbollah. Alors qu’Israël se place entre ses ennemis et son public, le Hezbollah, lui, se place derrière son public.
Cette opération a été aussi propre qu’on peut imaginer une opération en temps de guerre. Elle a causé d’énormes dégâts psychologiques au Hezbollah en créant une intense confusion dans ses rangs. Elle a perturbé les systèmes de communication du groupe terroriste. Elle a fait en sorte que ses membres, du sommet à la base, se sentent exposés.
Bref, cette réplique israélienne est un coup de génie militaire.
L’attaque du pager au Liban est un autre exemple de la manière dont certains aiment dire « mais bien sûr qu’Israël a le droit de se défendre », alors même que lorsqu’Israël exerce ce droit (et le fait de la manière la plus précise qui soit), ils sont immédiatement scandalisés.
