Al Aqsa, c’est exquis…

En juillet 2017, lors de l’affaire des portiques installés pour contrôler l’accès au Mont du Temple depuis les quartiers de Jérusalem-Est, à la suite du meurtre de deux policiers israéliens, j’ai eu l’occasion dans un blog (Le Calice… jusqu’à la lie) d’évoquer les conséquences du recul du gouvernement de Netanyahou, matérialisé par le démantèlement de ces portiques.

A peine un an et demi plus tard, ces conséquences sont patentes et la police israélienne ne peut plus prendre aucune décision sécuritaire sans que le Waqf ne s’y oppose en incitant à la violence et que le gouvernement israélien ne recule aussitôt. En témoigne la dernière affaire d’un accès fermé depuis des lustres et que le Waqf « libère » et transforme en lieu de prières, refusant de se soumettre à une décision judiciaire sans que personne, ou presque, ne s’en émeuve.

Les raisons de l’apathie générale sont intéressantes et en disent long sur l’état d’esprit des différentes composantes de la société israélienne.

Commençons par les laïcs. Les bagarres religieuses ne les intéressent vraiment pas et puisque Jérusalem est sous souveraineté israélienne, l’essentiel est préservé puisque leur lecture du conflit israélo-palestinien est purement territoriale, tout comme pour l’immense majorité de la gauche.

Continuons par les Harédim. Leur position est encore plus claire. Ce qui se passe en haut du Har Habaït ne les concernent pas puisque cela ne peut relever que d’une intervention divine, et le Kotel est bien suffisant en attendant car en fait ils se moquent bien de toute souveraineté d’origine humaine sur Eretz Israël.

Restent les sionistes religieux et la droite israélienne laïque ou traditionaliste d’un point de vue religieux. Ils sont à priori les plus ardents défenseurs d’une souveraineté israélienne affirmée sur le Mont du Temple. Or en cette période électorale on ne les entend plus parler de ce sujet. Les Benett, Glick, Smodtrich d’une part et les ténors du Likoud d’autre part ne pipent plus mot.

Les premiers se préoccupent essentiellement du développement de la présence juive en Judée-Samarie, les seconds ne veulent pas d’une escalade de la violence à Jérusalem qui desservirait l’image d’homme de la sécurité si chère à Netanyahou, celui-ci préférant une confrontation avec les ennemis de l’extérieur, Hamas Hezbollah Syrie ou Iran.

Si il y a bien une guerre que nous avons perdu et dans les grandes largeurs, c’est bien celle de la communication et la propagande palestinienne se délecte d’utiliser nos périodes électorales pour avancer ses pions, et en particulier celui de Jérusalem. Et quoi de mieux qu’une dispute religieuse pour attiser les flammes d’Al Aqsa.

La situation exige de notre part une réponse ferme et irréversible face à toutes les manipulations du Waqf et de l’autorité palestinienne, au risque d’une flambée de violence musulmane en prétexte, car plus on attendra de le faire, plus élevé en sera le prix.

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Professionnel de Santé et diplômé d'HEC, Conseiller technique auprès du Ministre de la Santé, Ancien président de communauté et de la Fédération Nationale des Centres de Santé, il est aujourd'hui chef d'entreprise et consultant international en Management Stratégique de la Santé.
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