Aime ton prochain, même s’il ne vote pas comme toi

Vue d'un panneau de campagne électorale montrant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) et Benny Gantz (à droite), à Jérusalem le 14 septembre 2019. Photo : Yonatan Sindel / Flash90
Vue d'un panneau de campagne électorale montrant le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) et Benny Gantz (à droite), à Jérusalem le 14 septembre 2019. Photo : Yonatan Sindel / Flash90

Pour la première fois de son histoire, Israël revote dans la même année pour choisir sa Knesset. Cinq mois après que Netanyahou n’ait pas réussi à former un gouvernement, les électeurs sont à nouveau invités à se rendre aux urnes. La mobilisation et la participation ont été grandes alors que les sondages annonçaient l’inverse.

La campagne électorale n’a pas été aussi virulente, peut-être parce que plus courte à cause des grandes vacances, de la rentrée scolaire et également à l’approche des fêtes, néanmoins, il y a presque une trentaine de candidats en lice.

Le casse-tête est pour le Président Rivlin qui va devoir choisir quel candidat pour former un gouvernement, alors que les résultats montrent un coude à coude entre Gantz et Netanyahou avec un léger avantage à Bleu et Blanc.

Les résultats sont presque officiels. Nous voilà aujourd’hui à la croisée des chemins et au lendemain des élections, le mot d’ordre des partis est un gouvernement d’unité nationale, les pourparlers en ce sens ont commencé et reste à savoir si cela va rester lettre morte.

A ce stade, Israël risquerait de s’illustrer une nouvelle fois par ses divergences, ses querelles intestines entre laïcs et pratiquants, libéraux et socialistes, sépharades/ashkénazes.

Pourtant un gouvernement comprenant le Likoud, Bleu et Blanc et Liberman – combinant au mieux les compétences de chacun – semblerait la meilleure solution pour qu’Israël reste un pays fort et stable dans la région et soit toujours respecté à l’étranger.

De plus, le pays fait face à une véritable fracture sociale et religieuse et l’union ne peut pas être uniquement le résultat de la nécessité, mais doit aussi être voulue. Pour cela, il faudra se rappeler que le respect d’autrui et l’amour du prochain sont les seules valeurs fondamentales qui ont permis de tout temps l’unité du peuple d’Israël et de faire prévaloir l’intérêt général du pays et non de mettre en avant ses intérêts personnels.

Il appartient donc à chacun de s’employer à éveiller le sentiment d’unité car nous sommes tous concernés et que cela ne relève pas du gouvernement quel qu’il soit.

Les prochains mois nous dirons si nous avons tiré les leçons des élections d’avril. L’avenir d’Israël et des Israéliens est en jeu, dans un monde de plus en plus menaçant qui accuse Israël de tous les malheurs du monde.

C’est maintenant que le peuple d’Israël doit se réveiller, comprendre que c’est le temps d’agir, de s’unir s’il veut un jour pouvoir remplir son rôle et être vraiment la lumière des nations, en étant un exemple d’unité pour vivre ensemble et pour sortir de l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

à propos de l'auteur
Michael Laitman est Professeur en Ontologie, PhD en Philosophie et Kabbale, et MSc en Biocybernétique Médicale. Il était le disciple le plus notoire du kabbaliste, Rav Baruch Ashlag (le RABASH). Prof. Laitman a écrit plus de 40 livres, traduits dans une douzaine de langues; il est le fondateur et le président de l'Institut ARI, et il est un conférencier recherché. Son dernier livre, "Comme une Gerbe de Blé: pourquoi l'unité et la garantie mutuelle sont-elles à l'ordre du jour", explique la racine, la cause et la solution à l'antisémitisme.
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