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A l’obscurité, à nos propres obscurités, il faut toujours préférer la lumière

© Stocklib / eugenesergeev
© Stocklib / eugenesergeev

Une réflexion sur la vie et l’appel à la bonne.

Mais alors, faut-il faire revenir nos héros du passé parmi nous, ou devons-nous les faire revivre en nous inspirant de leurs oeuvres, eux qui ont tant fait pour le bien de l’humanité ?

En effet, « l’histoire ne se répète pas mais les comportements se reproduisent. Les Hommes conservent, au cours du temps, de troublantes similitudes de comportements qui les conduisent, placés devant des situations comparables, à réagir de manière quasi identique et donc en partie prévisible. Ainsi, il y a dans le passé des leçons oubliées, riches d’enseignements. » Michel Godet, Prospective Stratégique.

« La victoire sur soi-même est la première et la plus glorieuse de toutes les victoires » disait Platon.

Et « La plus grande victoire de l’existence ne consiste pas à ne jamais tomber, mais à se relever après chaque chute. » Nelson Mandela

Il n’y a donc pas de fatalité. Ce sont toujours les hommes, les femmes, et les organisations qui font la différence. A travers de simples actions, l’homme peut changer le cours des événements tout en se changeant lui-même. La vie est comme une lettre à lire avant d’en connaître le contenu.

C’est pourquoi, face aux défis multiples qui se présentent à nous, il nous faudra agir chacun à son niveau pour les surmonter.

Chacun devra donc s’appliquer à sa tâche, faire en sorte que ce monde soit bon à y vivre, repousser les vents de la mauvaise conscience et de la manipulation qui tentent de nous envahir, tout en laissant le bien qui est en nous vaincre le mal qui tente de prendre le dessus, et ce qui est digne en nous triompher de ce qui est vil, et ne pas déconfiner tous les mauvais sentiments et les actes qui pourrissent nos sociétés.

Il nous faudra également repousser les invitations à l’agitation, à la haine et aux divisions et laisser la paix qui repose tout au fond de nous influencer chacune de nos pensées, et de nos actes, afin de prendre notre part dans cet élan de solidarité qui a émergé de nos populations pendant la pandémie, et contribuer à faire de notre monde un endroit encore plus merveilleux.

Bien nous informer aux bonnes sources d’informations afin de limiter la propagation des fausses informations qui alimentent les discours de haine et de complotisme, ces autres virus qui minent nos sociétés et menacent notre vivre ensemble.

«La mauvaise conscience générale permet à chacun de se gratifier d’une bonne conscience individuelle : ce n’est pas moi qui suis responsable, puisque tout le monde l’est.» disait Simone Veil.

Chacun d’entre nous sait distinguer le bien du mal. Si nous aimons nous faire du bien, sachons qu’il en est de même pour notre prochain. Offrons lui le bien que nous lui devons.

L’homme doit toujours se laisser diriger par la meilleure partie de lui-même. Soyons donc parmi les bâtisseurs et non parmi les destructeurs.

Car, bâtir est une œuvre de générations. A chaque génération ses pierres à l’édifice commun, afin d’assurer la continuité de l’oeuvre, et rendre la suite plus heureuse.
A chaque génération sa part de mission. La nôtre doit réussir son pari face à l’histoire. Car, ils n’y a pas de génération spontanée. Chaque génération marche dans les voies tracées par les générations précédentes, et accomplit sa part de mission. Elle a le devoir d’embellir les voies anciennes, les élargir si nécessaire, et bien entendu d’en créer de nouvelles, toujours dans le but d’apporter des solutions nouvelles aux problèmes toujours nombreux et parfois si complexes. Il faut donc saisir l’instant présent et le transformer en bonnes actions. La vie est dans l’instant qui passe.

Mais, ne nous y trompons pas. Quelques semaines de confinement n’ont pas suffit et suffiront jamais à changer tous les comportements, mais il nous faudra comprendre et saisir l’essentiel qui nous mènera vers ce qui est essentiel. Cet essentiel qui a présidé aux choix privilégiés par les gouvernements qui ont choisi de sauver et protéger en premier lieu la vie. La vie et la dimension humaine de nos sociétés devront être au centre de nos préoccupations futures.

Tous, autant que nous sommes, nous avons chacun une mission à accomplir sur cette Terre. Nous ne serons probablement pas tous au sommet ou à la tête d’une organisation, mais nous pouvons atteindre les sommets de nos vies et nos vies s’en trouveront toujours utiles.

L’essentiel est de comprendre que la vie de chaque individu est précieuse quelques soient ses convictions et ses croyances. La vie d’un individu peut être utile pour lui – même et pour toute la collectivité, et ce, quelque que soit le niveau auquel il se trouve dans sa vie et dans la société.

La moindre bonne action que l’on accomplit, peut contribuer à conduire au changement désiré. Il n’y a donc pas de fatalité, à travers de simples actions, l’Homme peut contribuer à changer le cours des évènements. Il ne faut donc pas sous-estimer notre capacité à apporter quelque chose à la collectivité.

Le but de l’action et de donc de la vie, n’est pas toujours de satisfaire un ego insatiable centré sur lui-même, et qui ne sait pas s’ouvrir aux autres. Le but de l’action est de répondre à un besoin qui contribue à notre épanouissement et à celui de ceux qui nous entourent. Cela ne nous empêchera pas de nourrir quelques ambitions, pourvu qu’elles soient réalisables. En tout état de cause, il nous faudra toujours être dans l’action pour nous et pour les autres, ramener toute chose à sa bonne fin, faire et bien faire ce qui est de notre devoir tout en repoussant toutes formes de Fanatisme et de croyances aveuglantes qui sèment le trouble. Sachant que le remède aux croyances aveuglantes et radicales, c’est la reconnaissance mutuelle de nos imperfections et de notre besoin d’entraide face à la pénibilité de l’existence.

A l’obscurité, à nos propres obscurités, il faut toujours préférer la lumière.

« Ne déplace pas la borne ancienne, que tes pères ont posée», et « ne recule point la borne ancienne que tes pères ont faite » disait le sage Salomon, Roi d’Israël.

Le monde dont nous eu avons l’héritage est l’œuvre de nos pères et mères, c’est l’œuvre de nos prédécesseurs. Nous devons donc savoir le préserver de la folie des humains comme le disait Simone Veil, et y ajouter notre pierre à l’édifice commun, sachant que bâtir est une œuvre de générations.

Bon courage à toutes et à tous, et pleine réussite sur le chemin de la vie.

à propos de l'auteur
Diplômé de l'Ecole Supérieur de gestion de Paris et du CNAM de Paris Master en Audit et Contrôle de Gestion. Paul est aussi diplômé d'un Master en Sciences de Gestion, mention Prospective stratégique, Organisation et Management. Il a étudié l'économie de Développement à l'institut international de la Istadrut à Kfar Sava en Israël.
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