5 avril, Journée Internationale de la Tolérance grâce au Premier ministre du Bahreïn

La semaine dernière, le Gouvernement du Bahreïn, sous la conduite de son Premier ministre Khalifa ben Salmane Al Khalifa, a fait voter une résolution à l’ONU déclarant que le 5 avril de chaque année sera pour le monde Journée Internationale de la Conscience.

Après que le Bahreïn ait été l’hôte des négociations économiques pour le Proche-Orient, son Premier ministre a souhaité que la journée du 5 avril soit le jour de la culture de la paix. Les pays membres de l’ONU ont voté une résolution dans ce but.

Ainsi, cette journée sera « un moyen de mobiliser régulièrement les efforts de la communauté internationale en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la solidarité, en vue de bâtir un monde viable reposant sur la paix, la solidarité et l’harmonie. »

Cette résolution montre combien ce pays souhaite s’impliquer dans la paix au Proche et Moyen-Orient.

J’écrivais, il y a quelques temps que « ce pays laisse aux femmes les mêmes libertés que nous trouvons en Europe. Le port du voile n’est pas imposé, les femmes travaillent et la différence de salaires entre femmes et hommes est pratiquement inexistante.

Dans ce pays, chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Il ne faut pas oublier que c’est au Bahreïn qu’a été construite la première église dans les pays du Golfe.

Une communauté juive est présente dans le Royaume et certains de ses membres occupent des postes importants dans la fonction publique. Ainsi Houda Nonoo a été l’ambassadrice de ce pays aux USA pendant plus de cinq ans.

Impossible de se déambuler au Bahreïn sans voir le grand nombre d’universités où de nombreux professeurs étrangers viennent enseigner.

Lors de mon dernier voyage à Manama, j’ai pu admirer combien ce pays était actif dans les arts. Certains quartiers sont réhabilités avec les techniques d’avant. Un ballet national (mixte) existe et de nombreux peintres exposent en toute liberté leurs œuvres.

Dernière chose : lors d’un de mes voyages dans ce pays, je me suis promené dans les rues de la capitale avec une kippa sur la tête et je n’ai vu que des sourires et que des paroles de bienvenue des passants. »

à propos de l'auteur
Éric Gozlan est né en 1964. Il a vécu une grande partie de sa vie en Israël au kibboutz et a servi dans une unité combattante de Tsahal pendant la première guerre du Liban et la première Intifada. Il étudie l’économie en Israël. De retour en France, il est reçu au troisième concours de l'École Nationale de la Magistrature et a travaillé de nombreuses années dans le milieu bancaire et au Conseil de l’Europe. En dehors de son parcours professionnel, Éric a toujours été intéressé par le social et les relations interreligieuses. Il pense qu’il est possible d’arriver à la paix par la religion (puisque les guerres partent souvent de celle-ci). C’est pour cette raison qu’il s’emploie en France à travailler sur le dialogue interreligieux et ce notamment avec l’Imam Chalghoumi Il a été nommé il y a peu par le roi des Roms ambassadeur de sa cause pour la France et a reçu la médaille de la paix en Roumanie. Éric est souvent invité à des congrès pour la paix pour donner son expertise sur certains problèmes Il a participé à deux nombreux colloques sur la paix et le dialogue inter religieux en Corée, Russie, Etats-Unis, Bahreïn, Belgique, Angleterre, Italie, Roumanie… Il est Directeur exécutif de l’Union des Peuples pour la Paix Eric Gozlan écrit dans plusieurs revues dont le Nouvel Observateur en France, Times of Israël en Israël et a publié dernièrement, suite à une demande du Vatican, une étude sur l’apostasie dans le Judaïsme
Comments