L’actualité est dominée par la violence et la barbarie. On a le sentiment que la vie d’un être humain est peu de chose.

Dans ce climat de haine et de violence extrême il serait important de préciser la position du judaïsme à l’égard du respect de la vie et de la personne humaine.

La vie juive a des tournants et chaque tournant est constitué des précautions vitales.

Du point de vue du judaïsme, chaque vie humaine est dotée d’une valeur suprême avec de nombreuses implications tant sociales, politiques qu’économiques. « A la lumière de cette affirmation, nous devons faire notre possible pour bâtir un monde dans lequel chacun sera traité comme s’il était une valeur infinie ».(Mishna, Sanhedrin 4:5).

Zvi Ammar, le président du consistoire de Marseille, est certainement l’esprit le plus brillant du judaïsme français.

Son positionnement sur la kippa devrait provoquer chez nous, une sorte de métamorphose, qui devra changer tous les paramètres de notre vie juive en Europe.

Il est ici un visionnaire, celui qui a tout compris d’avance.

Le judaïsme ne saurait être un rapport simplement textuel, il est d’abord une série de préceptes et de précautions.

Nos maîtres ont cherché avec leur toplogie à trouver un palliatif au danger de mort qui guette notre peuple.

Comme on peut lire encore dans le traité Aboth de Rabbi Nathan : « d’où savons-nous qu’un seul être humain pèse aussi lourd que la
création toute entière ? »