Lors de mon dernier article intitulé Qu’en est-il de l’Art israélien? nous avons confirmé son l’existence et surtout sa diversité dans tous les domaines. Je me pose une nouvelle question maintenant, Y a t-il du nouveau dans l’Art israélien?

Je voudrais savoir si l’Art israélien se développe ou se nourrit à partir de sources extérieures, lui servant d’exemples, de liens ou n’est-il qu’une pure création sortant directement du sol d’Israël et de ses nouvelles racines, bref l’Art Israélien est-il une pure cogitation ou un mélange des deux?

Si vous me permettez de comparer une invention à de l’art, par exemple, car un inventeur, pour moi, est un artiste dans sa matière, on pourrait rapprocher alors ma question de celle que se posent les demandeurs de brevet au NPI, mon invention est-elle nouvelle ou n’est-elle qu’une amélioration d’un brevet existant?

Le mot est lâché, amélioration, lorsqu’il y a amélioration, donc, apparemment, il n’y a pas de nouvelle création, mais plutôt une amélioration. Est ce applicable à l’Art? Je le pense, mais alors plutôt qu’employer le terme d’amélioration, on parlera plutôt de plagia.

Posons nous, maintenant, cette nouvelle question : L’Art Israélien est-il un plagia de l’art extérieur?

C’est avec des Artistes comme Yaavov Agam (un sabra né à Rishon lezion) et quelques autres, que je répondrai à cette question par un NON catégorique.

L’Art Israélien est vraiment un pur art natif d’Israël, de son sol, de ses tripes.

Ce n’est en aucun cas une amélioration d’un art existant mais bien une création, un nouveau courant qui illumine le Monde.

Le groupe New Horizons a présenté lui, un style qui était une variante du modernisme européen, et a exprimé dans ses travaux des sentiments sionistes, nationalistes israéliens, il a fortement influencé les nouvelles tendances de l’art en Israël. Des artistes ont mélangé l’art pur avec la réalité socio-politique du Pays.

Par exemple Tumakin est considéré comme un artiste contestataire politique et protestait dans ses œuvres contre ce qu’il considérait comme une approche unilatérale des Israéliens vers le conflit Israélo-Arabe. On peut parler alors d’art politique.

Mais, il y a un art nouveau israélien comme nous l’a montré brillamment Yaacov Agam avec un nouveau style artistique comme son OP-ART (tromperies optiques) ou un autre tout nouveau courant d’art graphique comme les Blanodo de Youd, basés sur un juste équilibre d’un fond toujours BLAnc un modèle toujours détouré de NOir et un sujet toujours mis en évidence par du DOré, d’où son nom le BLANODO acronyme de blanc noir et doré. Youd dans ses blanodos crée des œuvres dont l’âme est de l’art juif pur, ce ne sont pas des idoles ni des images, c’est peut-être une nouvelle forme de judaica, en tout cas cela nous vient tout droit d’Israël.

agam_shebaŒuvre d’Agam – source Wikipedia

blanodo_israelUn Blanodo de Youd, Israel – source Auteur

Dans un autre registre celui de la sculpture, le peintre et sculpteur David Gerstein donne, avec ses tableaux à deux dimensions et ses sculptures colorées et dynamiques, un nouvel élan à son art que l’on peut vraiment qualifier d’art nouveau israélien.

Ces trois artistes, pris parmi tant d’Autres, ont apporté du nouveau dans l’Art Juif israélien, leur art n’accommode plus un style étranger à des sujets locaux, mais présente bien dans les sujets locaux, une nouveauté totale d’interprétation.

Un art israélien nouveau et moderne s’invente et est en marche pour le plus grand plaisir des artistes et des collectionneurs.