La tragédie de Charlie Hebdo aura été une aubaine pour Hollande et son gouvernement, qui au travers de l’immense élan populaire qui a uni les Français, ont envisagé, alors que les morts n’étaient pas même enterrés, comment utiliser ce désastre humain.

Avec des communications diverses destinées à maintenir l’émotion, les hommes du gouvernement se sont aussi partagés les discours fédérateurs pour les objectifs  de 2017,

A Valls, les voix des juifs Français, à qui il a tenu un discours qui aurait dû être tenu il y a plusieurs années, mais l’intérêt personnel alors ne lui avait sans doute pas paru suffisant pour qu’il le tienne ; à Hollande les musulmans français et les jeunes à qui il vient d’offrir une prime «inconditionnelle» ; les fonctionnaires et les enseignants eux sont déjà acquis à la gauche.

Reste les banlieues, qui peuvent toujours enflammées les quartiers et les rues, mais que les CRS pourront contrôler maintenant qu’ils sont de nouveau en amour, tout le monde semblant avoir oublié, que sur les ordres de Valls, ils ont lancé des bombes lacrymogènes sur des familles et enfants français pendant une manifestation pacifique contre le mariage pour tous.

Si on considère que la droite française ne parvient pas (pour l’instant du moins) à démontrer ses forces face à ces socialistes qui ont capturé le pouvoir, que les communistes après s’être fait avalés par Mitterrand ne sont plus jamais parvenus à remonter en surface, et que malgré la percée réelle du FN, on sait depuis le 11 janvier que les Français ne sont pas prêts à voter pour Marine le Pen, on risque vraiment de voir Hollande, ou Valls qui pourrait être le nouveau «  chevalier à la rose » du PS, de nouveau réinvestir l’Élysée en 2017.

Ce qui serait évidemment une catastrophe pour la France et les Français, au vu des incompétences qui sévissent actuellement au gouvernement. (A ce propos d’ailleurs, on peut se demander pourquoi Taubira n’a pas été démissionnée, elle dont les lois ont permis la relaxe d’un délinquant récidiviste, Coulibaly, qui s’est empressé d’assassiner des juifs à Vincennes.)

Malgré tout, il reste deux années encore, et tant de choses peuvent survenir, même le meilleur, alors, peut-être que les Français percevront les manipulations dont ils sont l’objet, qu’un « juste », de gauche ou de droite, aucune importance pourvu qu’il soit convaincu de la hauteur de la fonction d’État et qu’au-delà des privilèges du pouvoir et des ors de la République qui semblent avilir tous ceux qui s’en approchent, il regroupe autour de lui des personnes désireuses du bien de la nation, des valeurs républicaines et du bonheur du peuple.

S’il pouvait aussi faire que l’antisémitisme disparaisse et que jamais plus les mots « de mort aux juifs » ne salissent les murs de France, toute l’intelligence des miens, leur capacité à créer, à bâtir, à développer du bonheur au travers d’une joie de vivre qui a su survivre aux pires drames de l’Histoire, demeureraient dans cette France qui les a vu naître et grandir, à laquelle ils sont attachés comme à leur terre première. Ils pourraient dire alors, sans se sentir écartelés: J’ai deux amours, mon pays et Paris.