Le Venezuela souffre d’une crise alimentaire, sanitaire, électrique, financière, bancaire, fiduciaire, diplomatique et institutionnelle.

Le président de la République Maduro nie la situation, encourage l’armée et la police à faire régner l’ordre au nom posthume et illégitime des principes de Simon Bolivar, héros national et ibéroaméricain.

Afin de juguler l’inflation, le nouveau bolívar a remplacé l’ancien en 2018 pour 1 contre 100 000. Il faut à présent plus de 280000 nouveaux bolívars nouveaux pour 1€. La croissance est de moins quinze pourcent.

Le Venezuela est le premier pays au monde en terme de réserves pétrolières. En dépit de la baisse du prix du pétrole intervenue entre 2014 et 2016, le pays ne connaît pas de conflit armé ni intérieur qui justifierait la paupérisation et l’urgence alimentaire et sanitaire que connaît sa population.

Il est difficile de saisir les raisons politiques, économiques et financières qui ont conduit le Venezuela premier dépositaire de pétrole au monde à la situation d’urgence humanitaire. Il est aisé de comprendre que seules les mesures militaires et de police contiennent les réactions de colère et de désespoir de sa population.

Sur un plan de psychopathologie diplomatique, et puisque tout est lié, rappelons que la « république bolivienne du Venezuela » entretient les meilleures relations avec la « république islamique d’Iran » qui, comme elle, dispose de réserves pétrolières phénoménales et dont le peuple souffre également de la misère. Elle est en froid glacial avec les Etats limitrophes et considère Israël comme le diable de l’Humanité !