Ôtes-toi de là que je m’y mette : se dit pour qualifier la conduite de gens qui veulent sans droit occuper la place d’un autre, qui n’ont pour mobile qu’une ambition personnelle.

Mais comment aborder l’impérieuse question d’unité du peuple juif au moment où la communauté se trouve déjà plongée dans une division idéologique sans précédent ?

Comment organiser cette unité dans le contexte de la guerre des chefs, où chacun semble persuadé, que sa logique le porte dans le lit majeur de l’Histoire et qu’il possède seul et exclusivement la vérité ?

La communauté devenant l’enjeu de cette croisade individuelle, les tentatives de regroupement apparaissent alors comme des tribunes de confrontation.

C’est pourquoi, malgré la volonté d’unité, les méthodes et les procédures adoptées, les objectifs envisagés en la matière n’ont jamais fait l’unanimité. Si certains leaders étaient favorables à l’abandon partiel ou total de leur ego, c’est-à-dire le renforcement de l’exécutif communautaire au nom de l’unité, d’autres, au contraire, tiennent à leur pré-carré, craignant qu’une construction au sommet démasque leurs réalités de gestion.

Si les uns sont favorables au regroupement dans la perspective d’une unité, les seconds, au contraire, souhaitaient l’émiettement de la communauté en vue d’une cohésion des ethnies et des tribus .

À l’analyse de ces deux conceptions un dilemme s’impose.

À la lumière de toutes ces considérations, la FJN s’est donné comme objectif principal la recherche de l’unité.

Cette unité devait être organisée sous une forme qui impliquerait le respect de la volonté du peuple juif et de leurs différences.

Pour y parvenir, le principe de la légalité et de la primauté du droit français sont à voir et revoir.

Ce principe est une contribution essentielle dans la démarche de la communauté vers son unité.

L’objectif de l’unité est, d’une part, de renforcer la solidarité entre Juifs, et, d’autre part, de coordonner leur coopération institutionnelle pour offrir de meilleures conditions d’existence aux Juifs.