A l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture), un ensemble d’Etats a proposé et fait adopter une nouvelle résolution hostile à l’existence culturelle et humaine de l’Etat d’Israël.

Ces Etats ont des points communs. Ce sont des dictatures cléricales ou semi-cléricales musulmanes. Leurs droits nationaux ne respectent aucun des droits fondamentaux inscrits au répertoire des droits humains, tels que droits des femmes, des enfants, des minorités religieuses, ethniques, politiques, philosophiques et sexuelles.

Certains de ces Etats sont opposés formellement et publiquement à l’existence de l’Etat d’Israël, d’autres entretiennent des relations glaciales et cachées à leurs populations. Tous ces Etats utilisent la haine d’Israël comme ciment national et garant des régimes dictatoriaux qu’ils imposent à leurs propres peuples.

Au mépris de toutes les attestations historiques, ce vote nie tout lien entre le judaïsme historique et démographique et les lieux qui lui sont les plus saints, les plus vénérés et qui constituent son essence, sa quintessence et finalement sa source.

L’initiative et l’adoption de cette résolution engagent la responsabilité historique et réglementaire des dictatures qui en assument l’origine. La recevabilité et l’organisation de cette résolution engagent la responsabilité de l’UNESCO au regard de la réglementation de l’organisation et de la charte des NU.

Cette exigence élective d’annihilation d’un peuple, d’un culte, de son histoire et de sa géographie serait risible s’il ne s’agissait d’une nouvelle tentative d’élimination scientifique d’un Etat indépendant depuis 1948 sous les auspices des Nations unies (NU). En constituant une nouvelle violation de la résolution 181 des NU, ce vote est une irrévérence au Droit international public comme à la charte des NU.

L’élaboration d’un vote à vocation éliminatoire d’un Etat membre des NU est par ailleurs contraire à la nature et à la définition du système électif de l’UNESCO.

La concomitance de ce vote et des massacres humains, culturels et architecturaux (destruction du patrimoine de l’Humanité) perpétrés au Proche-Orient (Syrie, Iraq) illustre la nouvelle disproportion de traitement opéré sous la houlette de dictatures financières au sein de l’UNESCO.

Tels sont certains des éléments qui ont décidé la directrice générale de l’UNESCO à regretter et à se désolidariser officiellement cette nouvelle agression diplomatique à l’encontre de l’Etat hébreu.

Jusqu’à ce jour, l’admission de la Palestine au sein de l’UNESCO lui a permis de procéder par discours de haine et d’agiter une diplomatie fort éloignée des principes de paix et d’humanité tels que prescrits par les principes organiques des organisations internationales qu’elle utilise à contre sens de ses valeurs.

La nature autocratique du régime palestinien d’une part et la volonté d’en finir avec l’ennemi israélien d’autre part ne sauraient constituer un argument diplomatique valable. L’UNESCO proscrit une telle attitude et recommande la résolution des conflits par voie pacifique et honorable. La Palestine devrait régler directement et pacifiquement son conflit avec Israël. Le DIP, les NU et l’UNESCO sont autant d’instruments disposés à l’y aider dans le cadre du respect de chaque Etat à l’existence humaine, historique et culturelle. La négation par vote d’un Etat ne l’effacera pas!

Ces Etats qui ont échoué depuis 1948 à la destruction de leur ennemi israélien par voie de guerre puis de terrorisme, utilisent désormais l’instrument diplomatique à cet effet. Il s’agit d’une usurpation de Droit des instruments diplomatiques. Au lieu de recevoir telle proposition, d’en organiser la consultation, d’en assumer la résolution, les Etats membres de l’UNESCO et l’UNESCO devraient au contraire rappeler les Etats au respect des règlements de l’organisation et des principes humains élémentaires. C’est à ce courage et à ce courage seulement que seront examinés et réglés les difficultés entre Etats.

Il est à regretter qu’à l’UNESCO, la liberté des consciences soit ainsi dévoyée.

Pierre Saba
21 octobre 2016