Depuis quelques jours, JCall* se trouve, bien malgré lui, au cœur d’une polémique lancée suite à la publication d’un article sur le site du « Monde juif. Info » accusant Gérard Unger, son président « d’avoir interdit la campagne pour les chrétiens d’Orient ».

Gérard Unger, président par ailleurs de Metrobus, une société en charge de la régie publicitaire de la RATP, y est présenté comme étant « au cœur de la controverse infamante sur le soutien aux chrétiens d’Orient censuré par le métro parisien ». Gérard Unger a pu expliquer sur France inter mercredi dernier les règles définissant la publicité dans le métro (écouter à partir de la mn 6, environ).

On peut, certes, porter un jugement critique sur ces règles, qui pourraient être amenées à évoluer suite à cette affaire, mais en tout état de cause JCall n’est en rien concerné par les décisions de sociétés tierces auxquelles sont, de loin ou de près, rattachés des membres de son bureau. Depuis le début de cette polémique, la RATP est, par ailleurs, revenue sur sa décision et a remis sur les affiches dans le métro le bandeau controversé annonçant que le concert était organisé au profit des chrétiens d’Orient.

Il nous semble qu’il est temps, de part et d’autre, maintenant de mettre fin à cette polémique stérile qui n’aide en rien à la cause des chrétiens d’Orient, dont nous connaissons les souffrances actuelles et devant lesquelles nous compatissons.

JCall, contrairement à ce qui a été publié dans l’article incriminé, n’est pas « une association juive gauchiste pro-palestinienne, qui prône l’expulsion des Juifs de Judée-Samarie », mais une association juive qui affirme son attachement à Israël et sa volonté de mettre fin au conflit en soutenant la solution à deux États. Seul l’aboutissement d’une négociation entre les deux parties, à laquelle nous aspirons, définira les modalités de la mise en place de cette solution.

*JCall rassemble les citoyens juifs européens et les amis d’Israël qui aspirent à une paix au Proche-Orient reposant sur un accord entre Israéliens et Palestiniens, selon le principe «deux peuples, deux États»