Le 9 janvier 2017, le Parlement israélien a voté en faveur de la reconnaissance des diplômes étrangers de pharmaciens qui souhaitent s’installer en Israël. Une reconnaissance qui permet de favoriser leur insertion dans la sphère professionnelle, élément indispensable d’une installation réussie. Retour sur le début officiel de la mise en application de la loi, dernière étape de ce voyage vers une Alyah sereine.

Il est des attentes qui valent la peine d’être vécues. Le 23 novembre 2017, l’application de l’équivalence reconnaissant les diplômes étrangers de pharmaciens en Israël est officiellement entrée en vigueur, 10 mois après la promulgation de la loi : un moment clé pour pouvoir effectuer le passage de la théorie à la pratique, et une fierté pour les pharmaciens de France qui se trouvent à l’origine de ce projet.

Sarah1 est docteure en pharmacie depuis 2 ans. Elle exerce à Lyon et rêve de s’installer en Israël depuis son enfance. En 2013, elle a voulu plier bagages pour réaliser son rêve, mais s’est retrouvée enlisée sous une masse de documents administratifs à remplir et un examen complexe et onéreux pour obtenir une équivalence.

Deux choix s’offraient à elle : renoncer à son métier ou au pays qui représente son idéal de vie. Quant à Charles1, pharmacien depuis 10 ans à Paris, il envisage de s’installer à Jérusalem pour faire carrière dans la ville à laquelle il s’est attaché depuis l’âge de 18 ans.

Sarah et Charles peuvent dorénavant accomplir leur dessein : l’application de la loi de reconnaissance des diplômes de pharmacien est la concrétisation d’un projet qui a parcouru du chemin. Un combat qui a mobilisé divers acteurs et actrices et notamment la Fondation Pharmadom.

Les inégalités liées à la reconnaissance des diplômes ont toujours été un sujet au centre des discussions de la Fondation Pharmadom qui, rappelons-le, se caractérise par les valeurs de solidarité et d’entraide.

Nous ne pouvions imaginer une Alyah réussie sans une intégration des Olims à tous les niveaux. L’accueil est essentiel, l’accompagnement administratif également. Mais pouvions-nous penser une intégration professionnelle parsemée d’embûches ?

Pour ce faire : pétition, action d’associations avec d’autres organismes et démarches de sensibilisation auprès des parlementaires israéliens ont été entreprises. Ces actions se sont concrétisées en janvier 2017 par la loi des équivalences, et par son application en novembre 2017.

Revenons sur les conditions qui ouvrent dès à présent la voie à de nombreux Olims. Il n’y aura plus d’examens d’équivalence contraignant à passer pour exercer en Israël : ce dernier est remplacé par une période de travail sous supervision dans une pharmacie reconnue par le ministère de la Santé, par un examen partiel portant sur la législation pharmaceutique israélienne, et par une période de supervision professionnelle relative à l’expérience des Olims dans leur pays d’origine.

Un nouveau statut apparait : celui d’« assistant-pharmacien », pendant la période de supervision, jusqu’à l’obtention de cette équivalence. Enfin, un dossier doit être constitué en amont et déposé auprès du Ministère de la Santé, au plus tard un an après avoir cessé d’exercer.

Finalement, Sarah obtiendra son équivalence après 2 années de supervision, et Charles sera suivi professionnellement durant un an, pour enfin être pleinement intégré à la vie professionnelle en Israël.

Tout comme Sarah et Charles, des milliers de jeunes diplômés et de pharmaciens expérimentés pourront se lancer dans cette aventure sans réserve, dans le pays qui les fait tant rêver. Et dès à présent, la Fondation Pharmadom s’engage pleinement à épauler les pharmaciens pour les guider sur la route vers l’Alyah.

***
Gérard Benhamou Président de la Fondation Pharmadom www.fondationpharmadom.org
1 Les prénoms sont fictifs