Comme tous, j’ai appris aujourd’hui l’effroyable information de l’assassinat d’un jeune Palestinien de 16 ans par 6 juifs extrémistes qui l’ont brulé vif.

Ces 6 personnes ont voulu punir le meurtre barbare d’Eyal, Gilad et Naftali en appliquant une loi du Talion à la mesure de leur imbécilité.

Le traité Baba Kama du Talmud nous enseigne que  « œil pour œil, dent pour dent » signifie la réciprocité de la peine. Je te blesse, tu me blesses ou tu paies la valeur de la blessure…

Ce n’est pas aller tuer n’importe qui par vengeance. D’ailleurs, si peine de mort il doit y avoir, c’est celui qui a commis la faute qui doit la payer, pas un autre.

Cette peine de mort n’a jamais été appliquée dans le Talmud, elle a une valeur dissuasive.

Qui donc  a enseigné la Torah à ces 6 juifs ? Dont parait-il des mineurs ? Je ne dois pas avoir lu la même Torah ni le même Talmud.

Soyons clairs, on m’a reproché et on me reprochera encore de parler des extrémistes Juifs.

Mais je n’oublie pas les Palestiniens,  assassins de leur propre peuple, le Hamas qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007 en tuant des Palestiniens du Fatah.

Je n’oublie pas les chefs terroristes palestiniens qui se sont cachés en 2009 dans les hôpitaux, les écoles, les maisons, pour avoir le plus de morts possibles si cela peut amener des images fortes pour diaboliser Israël, nommé comme l’ « Etat Sioniste ».

Je n’oublie pas les lancements permanents de roquettes « artisanales » dans les cours des écoles, afin d’empêcher Tsahal de riposter. Ces roquettes tirées à l’aveugle sur des civils israéliens.

Je n’oublie pas les enfants entrainés à la haine des juifs dans des camps de vacances du Hamas, les bébés déguisés en kamikazes et les enfants ceinturés d’explosifs.

Mais nous, Juifs, nous devons rester fidèles à nos valeurs Juives, humanistes et universelles.

Dans la Torah, Dvarim, Deutéronome chapitre 30, il est écrit :

« 19- J’en atteste sur vous, en ce jour, le ciel et la terre: j’ai placé devant toi la vie et la mort, le bonheur et la calamité; choisis la vie! Et tu vivras alors, toi et ta postérité. ».

Nous avons choisi la vie, nos ennemis ont choisi la mort.

Et je suis triste de voir des Juifs s’engouffrer dans le choix de la Mort.

Ces valeurs extrémistes ne sont pas les miennes, elles ne sont pas celles du gouvernement Israélien, comme le premier ministre Bibi Netanyahou l’a dit en condamnant le meurtre de Mohammad Abou Khdeir.

Se rendent-ils compte qu’ils viennent de créer un nouveau Mohammed Al Dura, dont nous payons encore les conséquences alors que rien n’a été formellement prouvé concernant sa mort par des tirs israéliens ou palestiniens ?

Dès aujourd’hui, ce jeune adolescent sera mis en photo sur des centaines de sites palestiniens dans le monde, il deviendra le symbole renouvelé de la « barbarie nazie des israéliens » ?

Qu’on ne se méprenne, ces derniers termes ne reflètent aucunement ma pensée, mais sont les mots employés par les Palestiniens et leurs amis pour délégitimer Israël et son droit à l’existence.

Personne ne peut rester impassible face à la douleur des parents d’Eyal,  Gilad et Naftali, des familles Sandler, Monsonégo à Toulouse, Halimi à Paris, Riva à Bruxelles, Fogel et Pass en Israel, et bien d’autres.

Mais c’est à Tsahal de chercher les assassins terroristes, de les punir comme ils le méritent, en respectant des règles d’éthique et de droit.

C’est aussi aux dirigeants communautaires français que je m’adresse car ces discours extrémistes n’ont pas droit de cité dans notre quotidien de Juifs de France.

Cette doctrine Kahaniste a été condamnée en Israël pour racisme et le Kach a été le seul parti interdit à la Knesset.

Nous ne pouvons plus tolérer que ces militants extrémistes imposent leurs discours de haine dans nos rassemblements, nous devons être fiers de nos valeurs juives qui sont incompatibles avec la violence physique.

La voix de notre communauté Juive de France doit être celle de la fermeté à l’égard des extrémistes, arabes comme juifs, de gauche comme de droite.

Elle doit résonner fort et être de nouveau audible, dans la « rue juive » comme dans les médias juifs et non juifs.

La Voix de la communauté Juive de France doit être celle de la Torah : « choisis la vie! Et tu vivras alors, toi et ta postérité. »