À la surprise générale, contre toutes attentes, en faisant mentir tous les pronostics et au grand dam de nations surpuissantes, elles-même dépassées par l’ampleur du phénomène, la Belgique vient de trouver la solution pour éradiquer le terrorisme djihadiste. Un scoop, une sensation, une nouvelle qui va changer la face du monde. Une révolution !

Le gouvernement belge vient de prendre de court tous les services de renseignements occidentaux. En matière de lutte anti-terroriste, Charles Michel vient de mettre en boîte les dirigeants du monde entier, il vient bluffer les masters mondiaux en « counter-terrorism. »

Le mec n’a fait qu’une bouchée de la CIA, MI5 ou autre DGSE, à quoi bon se baser sur la longue expérience et les rapports aux pages interminables des autres quand on peut compter sur… la police nationale belge.

Quand on y pense, tactiquement, il s’agit d’un coup de génie.

Alors qu’une vague d’attaques terroristes devait déferler sur Bruxelles le week-end dernier, la police belge a non seulement réussi à déceler les renseignements nécessaires avant l’attentat, elle a en prime, réussi à le déjouer avec brio… en supprimant toute cible civile potentielle. Un coup de génie je vous ai dit !

Pensez-y, une violence comparable au vendredi 13 de Paris aurait du se déchaîner sur Bruxelles ; en revanche que s’est-il passé ? Un calme sans pareil, « the sound of silence », rien, seul l’écho des miaulements de chats résonant sur twitter. Dans un pays pourtant habitué à la platitude, c’était encore plus plat que la « Spa Reine » nationale. A l’arrêt, mais… à l’abri.

Pourtant dehors ils y ont mis le paquet : véhicules blindés déambulant sur les boulevards, troupes entières de militaires aux fusils chargés quadrillant le terrain, chiens-pisteurs à tous coins de rue, même les policiers bruxellois avaient sorti leur pistolet (pas celui à l’américain préparé, celui qui fait pan-pan). C’est dire l’état d’urgence.

Matchs de foot annulés, shopping centers et écoles fermés, concerts et spectacles supprimés, trams et métros paralysés, autour de Bruxelles, la ceinture est restée bouclée. Rien d’ouvert, plus de vie, que le vide. Les terroristes se promènent libres, mais sans pouvoir se faire sauter dans un lieu public, quelle déprime. Un coup de génie je vous ai dit.

J’imagine le courage et la poigne du leader qui, en apprenant qu’un terroriste ou deux, ou dix de plus venaient de lui filer entre les mains, n’hésita même pas une seconde et d’un ton tranchant et décidé frappa la table du poing : « on ferme tout ! Je veux rien savoir c’est la guerre ! »

Et voilà comment une fois, en deux temps – trois mouvements, le niveau d’alerte est arrivé à 4 !

L’efficacité est en tout cas incontestable, 100 % de sécurité assurée aux concitoyens.

La tactique implacable de la Belgique ne manquera pas d’être vite imitée par l’ensemble des services de sécurité des nations du monde.

Les Israéliens en sont restés bouche bée : cela fait quarante ans qu’on lutte contre les terroristes et qu’on les traque, les arrête, les sanctionne et les emprisonne, tout ça pour quoi ?

Regarder la situation dans le pays aujourd’hui. La terreur est omniprésente dans nos rues, la peur fait partie de notre quotidien alors qu’en Belgique, personne n’est dérangé, ni les terroristes, ni les civils, chacun reste chez soi, et les moutons seront bien égorgés.

En attendant, le niveau d’alerte a pu retomber, la tension se décanter, rien au fond n’aura changé et bientôt… tout ça sera oublié.