Le vendredi 13 novembre, 2015, la France a été touchée par une autre série d’attentats terroristes à Paris, coûtant la vie à 129 personnes innocentes dans plusieurs endroits pratiquement simultanément.

Je venais de rentrer de mon voyage semestriel en France quatre jours auparavant, le 9 novembre. Le 7, ma femme et moi avions assisté à un concert à Paris dans un lieu aussi fréquenté et aussi célèbre que le Bataclan. Pendant quasiment chaque jour de notre séjour, nous avons pris nos repas dans les restaurants et bistros à proximité des lieux attaqués. Les victimes étaient “les 129”, mais cela aurait pu être ma femme et moi, ou même vous !

Cela fait seulement neuf mois que le monde entier s’est joint à la France pour le deuil des 17 victimes de Charlie Hebdo/Hyper Cacher. Des hashtags comme #jesuischarlie et #jesuisjuif abondèrent. Fleurs et bougies ne cessèrent d’être déposées sur les trottoirs de Paris, et bien sûr, il y eu cette fameuse marche des 4 millions de français le 11 janvier.

La France avait pris conscience de la triste réalité que l’islam apocalyptique avait frappé fort. La liberté de la presse à Charlie Hebdo a été durement touchée. Idem pour la liberté de religion, vu ce qui s’est passé à l’Hyper Cacher. Quelques jours plus tard, le Premier ministre Manuel Valls a prononcé un discours très émouvant à l’Assemblée Nationale française pour la défense de la communauté juive. Il a promis de faire la guerre au terrorisme. J’étais plein d’espoir que les choses puissent changer, mais je doutais aussi.

Le monde a continué à partager ces hashtags réconfortants sur tous les réseaux sociaux. Cela paraissait logique. Ce fut un temps où la planète s’unit à la France et à sa communauté juive. Peut-être juste une unité virtuelle. Mais vous ne combattez pas une guerre avec des hashtags et des veillées de bougies. Malheureusement, la durée d’attention du monde n’alla pas au-delà du prochain match de foot, blockbuster hollywoodien ou nouvel iPhone. Et donc, nous avons tous repris notre petit bonhomme de chemin, oubliant rapidement la France et sa crise avec le terrorisme.

Mais qu’en advint-il de la France ? Qu’a-t-on vraiment accompli à la suite des attaques de janvier ? Pas beaucoup je le crains. Bien sûr, il y a eu quelques attentats déjoués ici et là, quelques arrestations et même des mandats de perquisition. Mais peu après les discours émotionnels et apparemment déterminés, la politique a repris le dessus et on retomba dans la routine habituelle.

Les différents partis politiques préfèrent être aveuglés par leurs petits désaccords plutôt que de s’accorder sur une vision commune concernant la façon de lutter contre le véritable ennemi. En véritable ennemi, je ne parle pas ici du réchauffement climatique, mais du danger grave de l’islam apocalyptique. Ne me méprenez pas : je ne dis pas que la France ne se soucie pas des attaques terroristes. Je pense que le peuple français s’en soucie beaucoup et, dans une certaine mesure, le gouvernement aussi. Mais on assiste à un comportement étrange résultant d’un hybride de déni, de peur et de politiquement-correct.

Il était évident pour tous qu’une autre attaque aurait lieu. La surprise fut qu’elle ait lieu si tôt et de manière si intense. L’utilisation de ceintures d’explosifs a aussi placé le terrorisme sur le sol français à un nouveau niveau. Et pour une fois, il semblerait que les objectifs ne soient pas juifs.

Ceci n’est en aucun cas un soulagement, mais simplement une observation. Je veux juste souligner que fléchir sous les menaces islamiques, la justice sociale exigée par les palestiniens et/ou les décisions du BDS n’arrêtera pas l’ennemi. Le monde entier est maintenant dans sa ligne de mire. Selon Winston Churchill, l’apaisement est semblable à nourrir un crocodile en espérant qu’il va vous manger en dernier. Eh bien, chère France, le 13 novembre dernier, le crocodile vous a mangé la main ! Mais que faire alors ?

La France a été dévastée en janvier dernier et a eu une chance d’agir avec une l’autorité et du leadership qui aurait conduit le monde libre dans une guerre totale contre l’islam apocalyptique. Cette première opportunité est passée, mais la deuxième vient de se présenter car l’État islamique déteste la France et tout ce qu’elle représente.

Cela remonte probablement au début des années 1800 et à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, après la Révolution française de 1789. Il y a neuf mois seulement, la France a fait de beaux discours mais a très peu agi. Aujourd’hui, elle a une deuxième chance pour arrêter le mal. Cela ne va pas être un exploit rapide, du jour au lendemain, mais plutôt un effort international concerté qui pourrait prendre 20 ans ou plus. La France pourrait mener le reste du monde dans cette guerre inévitable.

Le lundi suivant le carnage, François Hollande a parlé devant le Congrès à Versailles, dans un hémicycle qui n’avait pas été utilisé depuis 1955. Ce fut un discours historique, mais il reste à voir si le résultat sera positif ou négatif. M. Hollande a ouvert son discours en déclarant : «La France est en guerre. » Il avait toute l’attention du Congrès ainsi que la mienne.

Contrairement à M. Obama qui, un jour avant l’attaque, déclara que l’État Islamique était contenu. Peu de temps après, M. Obama a déclaré que ce qui est arrivé à Paris était un recul. Un recul vers quoi, le Moyen-Age ? M. Hollande d’autre part, affirma que Daesh devait être détruit.

Pas ralenti, pas stoppé, pas interpelé … mais détruit ! Je ne peux pas être plus d’accord avec lui. Il parlait un jour après avoir envoyé des avions de combat pour bombarder des emplacements stratégiques de Daesh en Syrie… S’il vous plaît M. Hollande, ne vous arrêtez pas maintenant. Ces terroristes doivent être éradiqués.

En attendant, puis-je suggérer que vous fermiez vos frontières ou tout au moins que vous appliquiez strictement les contrôles aux frontières ? Oubliez l’accusation de profilage, nous sommes bien au-delà de tout ça.

Puis-je suggérer aussi que vous limitiez sérieusement le flux des migrants vers la France (et le reste de l’Europe d’ailleurs) ? Il est maintenant certain que l’un des terroristes de Paris soit venu en France à travers l’île grecque de Lesbos, invisible et introuvable dans une vague de réfugiés.

Cette politique de la porte ouverte menée par la chancelière allemande Angela Merkel nous montre maintenant combien il est facile pour Daesh de s’infiltrer en Europe. Et enfin, s’il-vous-plait, fermez toutes les mosquées extrémistes qui contribuent à la radicalisation des autres musulmans. Il y a entre 5 000 et 6 000 imams en France et seulement un seul, l’Imam de Drancy, a osé dénoncer les attaques terroristes du 13 novembre. Si vous voulez que nous fassions une distinction entre l’islam modéré et l’islam radical, alors s’il-vous-plaît parlez contre les attaques terroristes du 13 novembre (sans mentionner beaucoup d’autres attaques dans le reste du monde) sinon votre silence parlera pour vous.

La France est à une croisée de chemins critique pour la deuxième fois en un an. Combien d’autres attaques terroristes par Daesh sont vraiment nécessaires, en France ou ailleurs, pour que nous les prenions au sérieux ? Protégez les synagogues et les écoles juives… et ils attaquent un stade, des restaurants et une salle de concert. Protégez ces sites… et ils vont attaquer une salle de cinéma, un parc commercial ou d’amusement… Et la liste continue !

Trop de vies innocentes ont été détruites par des gens qui glorifient la mort. Mon ultime prière est qu’ils aient un changement de cœur et qu’ils rencontrent le vrai Dieu de l’univers, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob à travers Son Messie Yechoua. C’est une prière difficile à faire, mais nous ne devons pas cesser de la faire. Cette prière peut les changer, mais s’ils ne changent pas, ils doivent être arrêtés. C’est la deuxième chance pour la France dans sa lutte contre le terrorisme islamique, et il se pourrait très bien que ce soit la dernière chance pour l’Europe !