Bien des leaders mondiaux ont essayé de rattacher leur nom à la paix en Terre sainte. Toutefois,  il faut composer avec des dimensions humaines, nationales, religieuses et  géopolitiques dans un territoire exigu avec des contraintes sévères en matière de sécurité.

L’ampleur de la tâche est considérable. Au crépuscule de leur mandat, Barak Obama et François Hollande dépités, se sont lancés dans des initiatives partiales et potentiellement dangereuses. 

Il est clair aujourd’hui que la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a été dénoncée par le Congrès américain, congressistes républicains et démocrates confondus, a été orchestrée en coulisses par le président Obama et le secrétaire d’État américain Kerry.

Au nom de la viabilité potentielle de deux états, on a  demandé la cessation des implantations israéliennes et l’arrêt de l’incitation à la violence,  l’un alimentant l’autre.

Pourquoi 70 pays – à l’exception de  la Grande-Bretagne qui a refusé de ratifier le communiqué final – dont plusieurs sont dirigés par des dictateurs se réunissent-ils à Paris pour promouvoir un état palestinien qui n’a jamais existé dans l’histoire, mais qui a été depuis quelques décennies seulement promu au rang d’état tout en méconnaissant tant d’autres ?

Bien des peuples, nations et régions ont été occupés par d’autres pays sans consultation préalable, parfois à la suite à des guerres au cours desquelles les perdants cèdent des territoires : le Tibet, les îles Kouriles, la Crimée, le Cachemire, le Sahara occidental, l’Ogaden, le nord de l’île de Chypre, le Kurdistan pour n’en citer que quelques-uns.

Pourquoi ces pays font-ils la promotion d’un état palestinien alors que toutes les propositions et concessions israéliennes du passé et notamment celles qui ont été avancées en 2001 à Taba ont été refusées par l’Autorité palestinienne ?

Alors que l’évacuation de Gaza a résulté en des milliers de roquettes tirées sur des populations israéliennes ?

Alors que l’enseignement de la haine persiste dans les médias palestiniens ?

Pour beaucoup d’Israéliens, ces territoires ancestraux ont été conquis après une guerre défensive. Par ailleurs, il n’est pas question de revenir aux frontières d’armistice difficilement défendables de 1967.

En ce qui touche la Cisjordanie, s’il n’y a que de la haine et des menaces en perspective, toute initiative de paix demeurera caduque. Pour beaucoup de Palestiniens, le monde fait le travail pour eux : les réfugiés palestiniens font l’objet de subventions onusiennes disproportionnées par rapport au reste des réfugiés du monde, alors que les réfugiés juifs des pays arabes sont royalement ignorés. Les Palestiniens profitent des soins médicaux en Israël.

Des centaines d’ONG leur viennent en aide et une bonne proportion de celles-ci n’engagent que des extrémistes de tout bord. Les médias et les enseignements de l’Autorité palestinienne continuent de distiller la haine. Quant au Hamas au pouvoir à Gaza, il ne cache guère ses intentions aussi bellicistes que fanatiques.

Or, les exigences des organisations internationales envers l’Autorité palestinienne sont négligeables et ne feront certainement pas l’objet de suivi : depuis des décennies, de nombreuses plaintes ont été formulées contre le financement de nombreuses institutions internationales souvent partisanes, tel celui de l’UNRWA qui outrepasse son mandat humanitaire.

Implicitement, la résolution 2334 reformule la déclaration 242 votée après la guerre des Six Jours affirmant le droit des nations de vivre ensemble et de se retirer de territoires (et non pas des territoires) conquis après la guerre des Six Jours.

C’est pourtant sur la base de la résolution 242 qu’ont été négociés les accords de paix avec l’Égypte et la Jordanie.  Lorsque l’Égypte et la Jordanie ont déclaré vouloir signer et respecter un traité de paix, Israël s’est senti libre d’évacuer des territoires et de démanteler des implantations.

Depuis la guerre des Six Jours, la population arabe de Jérusalem – ville internationale selon la résolution  194 de l’ONU – a été multipliée par 5,  mais la résolution 2334 ne fait référence qu’au peuplement israélien.

Ce que la Conférence de paix tenue à Paris le 15 janvier 2017 a manqué de faire est de convaincre les États qui y ont participé de développer des relations directes et franches avec l’État d’Israël.

Ce rétablissement de la confiance est essentiel. Car combien même il y aurait entente avec les Palestiniens, la méfiance persistera envers de nombreux états qui n’ont pas attendu qu’Israël occupe la Cisjordanie en 1967 pour se faire la caisse de résonance de l’enseignement de la haine, boycotter l’État d’Israël fut-ce dans les institutions humanitaires, le calomnier de la façon la plus crasse et tenté de le détruire par tous les moyens.

Cette conférence leur prête les meilleures intentions du monde alors qu’ils persévèrent dans leur ostracisme et leur obsession de résolutions anti-israéliennes biaisées.

Quand on sait que même la France qui orchestre cette conférence a voté des résolutions de l’Unesco rayant le passé juif de Jérusalem, ce rassemblement ne peut qu’endurcir les parties et éloigner les perspectives de paix.