Pendant 22 ans et jusqu’à ce que je quitte mes fonctions de président-fondateur de la Chambre de Commerce Israël-Etats-Unis en octobre dernier, j’ai été intimement lié au mouvement en faveur des collaborations commerciales, économiques et académiques entre les Etats-Unis et Israël.

Depuis 1992, j’ai assisté et participé à l’extraordinaire évolution d’Israël, passé du statut de pays en voie de développement à celui de « start up nation. »

Juste après la première guerre du Golfe, les Israéliens émergeaient de leurs abris contre les bombes, les immigrés russes arrivaient en masse, et les questions qui se posaient pour leur fournir du travail et faire de leur alyah une réussite suscitaient d’énormes inquiétudes.

Il n’y avait ni téléphone portable ni Internet, ce qui rendait les communications entre Américains et Israéliens extrêmement difficiles. Le vieil adage – « Comment constituer une petite fortune en Israël ? Démarrez avec une grande » – n’était pas seulement une blague…

C’est dans ce contexte que la communauté juive américaine, avec l’appui du gouvernement israélien, a lancé des programmes pour favoriser la croissance de l’économie israélienne, promouvant les investissements en Israël et les exportations de produits israéliens.

L’idée était de permettre aux Juifs américains de réaliser des opérations en Israël et de se servir de leurs relations d’affaires pour importer des produits israéliens sur le sol américain afin de créer de l’emploi.

Des organisations à but non lucratif ont été fondées dans de nombreuses villes américaines, notamment à Atlanta, pour promouvoir Israël et pour faciliter ce type de collaboration. Certaines organisations ont réussi et continuent de fonctionner aujourd’hui, d’autres ont échoué et ont dû fermer boutique.

Nous n’avons jamais réussi à créer une entité centrale pour financer et coordonner les activités dans l’ensemble du pays.

Ce que nous n’avions pas imaginé à l’époque, c’est que nos efforts seraient bénéfiques à l’économie américaine dans son ensemble et pas seulement aux « bons gars Juifs ».

Ils y a eu des répercussions sur de grandes entreprises, sur des gouvernements, et sur des agences pour le développement économique.

Malgré les confits permanents au Moyen Orient et les divisions au sein d’Israël, il existe désormais une croyance plutôt répandue aux Etats-Unis selon laquelle Israël est une pépinière pour l’innovation technologique et un endroit intéressant pour l’investissement et les collaborations économiques.

Bien que la couverture géographique soit inégale et que les problèmes existentiels d’Israël ne semblent pas disparaître, le mouvement pour le développement économique d’Israël a vraiment de quoi être fier.

Depuis longtemps, j’ai le sentiment que les médias israéliens ignorent ce mouvement. C’est ce qui m’a poussé à créer un blog pour la section   « Start Up » du Times of Israel.

Dans les prochaines semaines et les prochains mois, j’envisage de me focaliser sur la partie américaine, en rédigeant des articles sur les gens, les sociétés et les organisations qui ont un réel impact.

J’accueille chaleureusement toute idée, contact et retour des lecteurs et j’espère, alors que je suis jeune retraité, continuer à être connecté et à me rendre utile pour le mouvement.