Un petit prince d’Israël est mort, et son peuple le pleure. Il pleure sur l’injustice, le sort qui l’accable, la tragédie qui perdure, l’éprouve dans ce qu’il a de plus précieux : l’enfant, sa chair, son espérance et son devenir.  

La perte d’un enfant est une blessure ouverte à vie pour tous les parents de la terre, et des milliers d’enfants meurent sur la planète, de faim, de froid, de maladies, de la violence des hommes, une horreur universelle pour laquelle l’humanité un jour rendra des comptes, mais pour nous, juifs traqués et tués pendant des siècles, l’enfant reste un miracle qui dans l’obscurité du monde trace son petit bonhomme de chemin de lumière pour nous montrer la route à prendre, inconscient du danger qui guette en disant «  regarde maman comment je saute et je cours, regarde maman je sais faire », et nous parents du Solal des Solal, nous le regardons courir et marcher, jouer, rire, heureux de cette joie qu’il dispense, magnifiant la vie, son père et sa mère, ceux qui l’entourent, et tous les juifs du monde.

Vendredi un petit prince d’Israël est mort, et malgré moi je me demande « où vont les âmes des enfants assassinés ? »

Après le A et le La, le roi et la princesse de « Il était une fois » firent tous les enfants du monde...

Après le A et le La, le roi et la princesse de « Il était une fois » firent tous les enfants du monde…