Un sentiment de malaise m’empare.

Pour être en Israël depuis peu et voir ces événements tragiques arrivés en bas de chez nous (littéralement en bas de chez ma maman) dans les rues de Paris, c’est extrêmement frustrant.

Sans rentrer dans un débat politique qui ne m’intéresse absolument pas, je me sens pris entre deux feux.

Voici les raisons : – je fais le constat que la sonnette d’alarme tirée par Israël depuis des décennies sur le fléau islamique n’a jamais été prise au sérieux par nos gouvernements, essayant de réduire Israël au conflit israélo-palestinien.

D’autres part, et cela concerne les civils, on se rend compte de l’impréparation totale de nos sociétés à accepter d’être en guerre sur notre territoire préférant se voiler la face (c’est le cas de le dire) par des artifices et inventions politiques pour nous endormir comme des moutons prêt à se faire égorger.

Nous, français, ne sommes absolument pas préparés mentalement à combattre. Nous refusons le combat et abdiquons d’avance.

Il est nauséabond pour le juif que je suis d’entendre aujourd’hui : avant les cibles c’étaient les militaires, les journalistes, le juifs. Maintenant cela touche tout le monde.

Comme si les juifs n’étaient pas des civils ordinaires et que quelque part leur mort était justifiée (les militaires tuent, les caricaturistes provoquent, mais les juifs : vivent ?).

Oh mais il ramène tout aux juifs celui-là me direz-vous ! Oui, car les morts de vendredi dernier ne sont que dans la continuité des événements de Toulouse où les premières victimes étaient des enfants juifs assassinés devant leur école. Le loup a vu que les poules dormaient. La France paye, nous payons tous, notre manque de réactivité face à la haine. Nous sommes quelque part les réels complices de Daesh.