Depuis la formation du nouveau gouvernement israélien, le projet de création d’un Etat palestinien revient sur les lèvres des dirigeants occidentaux.

La plupart des capitales occidentales expriment leur volonté de voir un Etat palestinien se créer, allant jusqu’à menacer parfois le gouvernement israélien, l’accusant de ne pas être suffisamment engagé à cette cause.

Mais personne ne nous dit comment transformer ce qui s’apparente à une usine à gaz en un Etat viable, doté d’institutions viables, et d’une économie au service de sa population.

Lorsque nous observons la situation en Ukraine, qui demeure toujours inquiétante malgré les actions menées par la communauté internationale, il y a de quoi rester préoccupé quant aux conséquences de la création d’un Etat palestinien dont l’horizon reste encore obscur.

La création d’un Etat palestiniens doit être le résultat d’une solution apaisée et négociée entre protagonistes, elle doit permettre de créer de bonnes relations de voisinage entre les Palestiniens eux-mêmes, et entre  Israéliens et Palestiniens. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui sur le terrain.

Les Palestiniens sont très divisés entre eux-mêmes. La réconciliation de façade et le gouvernement d’union formé à sa suite reste toujours limité dans ces actions.

La dernière cérémonie marquant le dixième anniversaire de la mort de Yasser Arafat en est l’illustration. De plus, nous avons vu ce qu’est devenu Gaza après le retrait unilatéral d’Israël.

L’Autorité palestinienne y a perdu toute autorité face à un Hamas faisant toujours partie des organisations déclarées terroristes par la communauté internationale, creusant des tunnels pour s’attaquer à l’Etat Israël.

Monsieur Netanyahu qui fait parfois l’objet de critiques, est un Premier Ministre régulièrement élu. Il a formé une coalition avec laquelle il gouverne. Ce qui n’est pas le cas de Monsieur ABBAS, qui n’a organisé aucunes élections depuis plus de dix ans, incapable d’exercer son autorité sur tous les territoires palestiniens.

Ses Ministres du gouvernement d’union formé avec le Hamas ne peuvent pas se rendre à Gaza. Chaque fois qu’ils prévoient un voyage à Gaza, ils sont menacés par le Hamas et ses alliés, sans oublier les attaques de résidences de membres du Fatah de Monsieur ABBAS.

La situation demeure donc toujours préoccupante dans les Territoires palestiniens et devrait être au centre des préoccupations de la communauté internationale qui milite pour la création d’un Etat palestinien.

Par ailleurs, depuis la fin de la guerre de l’été dernier entre Israël et le Hamas et ses alliés, le Hamas et ses alliés n’ont cessé de tirer des roquettes contre Israël. Il y a eu également cette vague d’assassinats sur le territoire israélien qui ont fait plusieurs morts.

Avant de parler de création d’un Etat palestinien, il faudrait d’abord une vraie réconciliation entre palestiniens, une autorité de l’Autorité palestinienne pleinement rétablie sur l’ensemble des territoires palestiniens, l’arrêt définitif des violences contre Israël et les israéliens, et une reprise du dialogue avec Israël en vue de discuter des conditions de la création d’un Etat palestinien qui pour le moment ne dispose pas de frontières viables.

Car, l’exemple du retrait unilatéral d’Israël de Gaza nous a instruit. Monsieur Abbas a perdu son autorité sur Gaza. Lui ou son successeur pourraient la perdre une fois de plus au profit du Hamas et de ses alliés sur l’ensemble des territoires palestiniens. Il faudra donc créer les conditions d’un Etat digne de ce nom,  capable d’organiser des élections ouvertes à tous et sans violences. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

La communauté internationale quant à elle devra s’instruire de la dernière guerre qui a eu lieu l’été dernier entre Israël et Gaza. Elle a permis de comprendre les vraies motivations du Hamas et de ses alliés, qui ne cherchent qu’à s‘en prendre à Israël et à sa population. Plus de trente tunnels creusés, allant jusqu’à l’intérieur du territoire israélien.

Il ne faudrait pas donner un mandat au Hamas et à ses alliés pour tuer.