L’Université libre de Bruxelles remettra ce jeudi 26 avril un doctorat honoris causa à huit personnalités honorées pour leurs actions et attitudes dans le domaine humanitaire.

Ainsi, le cinéaste anglais Ken Loach figure-t-il dans cette liste, non point pour la qualité artistique indéniable de ses films, mais en raison de son «œuvre militante relative aux conflits sociaux et la lutte pour le droit des travailleurs ou des immigrés clandestins».

Ken Loach fait preuve depuis longtemps d’un «antisionisme» virulent, parfaitement en accord avec les dérives antisémites des dirigeants du parti travailliste britannique, comme Jeremy Corbyn. Mais il a fait pire encore, allant jusqu’à suggérer une collusion entre sionistes et nazis.

Comme l’écrit Jonathan De Lathouwer, qui s’est longuement penché sur la question, Ken Loach explique que son militantisme fait suite à son investissement dans ‘Perdition‘, une pièce de Jim Allen datant de 1987 et qu’il a mise en scène. Le personnage central de cette pièce est Rudolf Kasztner, un Juif roumain socialiste et sioniste qui a négocié avec Eichmann durant l’été 1944 pour tenter de sauver les Juifs hongrois déportés à partir d’avril 1944.

Ken Loach, habité par une mauvaise fois inqualifiable, y voit une forme de complicité entre le sionisme et le Troisième Reich.
Les protestations de toutes les organisations juives de Belgique, de gauche comme de droite, n’a pas été de nature à faire revenir l’université sur sa décision.

Pas plus qu’une pétition signée par quelques 500 personnalités juives et non-juives, parmi lesquels le lauréat du prix Nobel de physique François Englert, qui est par ailleurs l’oncle d’Yvon Englert, recteur de l’Université de Bruxelles et responsable de cette infamie.