Jérusalem, de chrétienne devient musulmane

Après la victoire du christianisme à peine trois siècles se sont écoulés. Byzance règne sur Jérusalem, un Patriarche gouverne le Saint-Sépulcre où nul ne demeure.

L’empire se débat dans des querelles théologiques où seul surnage la corruption du temps et des mœurs. Constantinople perdue dans ses querelles, où la possession de l’or et le pouvoir remplace la foi dans la Rédemption.

Alors que Byzance régnait sur Jérusalem une nouvelle religion monothéiste surgie du désert d’Arabie, le Coran d’une main et un sabre de l’autre, bouscule l’empire chrétien d’Orient qu’il faillit anéantir dans l’instant présent.

L’islam n’a rien de l’Enseignement ésotérique de Moïse, mais qui néanmoins procède de l’Enseignement prescrit par les Ecritures saintes Hébraïques. L’islam religion instinctive et simple se résume presque tout entière dans ces mots : Allah ou Akbar ! Dieu est grand !

Presque sans combattre Omar el-Kattab le 2ème calife Rachidüm (= authentique), conquière d’une même cavalcade la Mésopotamie, la Syrie, la Palestine et l’Egypte en l’an 640 de notre ère.

Les chrétiens, n’ont pas su ni voulu défendre Jérusalem, empêtrés dans leurs querelles théologiques ceux d’Orient préfèrent le turban à la tiare s’imaginant trouver dans le nouvel envahisseur une revanche contre les gréco-latins qui les avaient dominés pendant un millénaire.

Omar, le deuxième calife à la tête de l’armée arabo-islamique pénètre dans Jérusalem en l’an 638 et occupe le mont des Oliviers. Le patriarche chrétien Sophronius signe l’acte de capitulation et accepte la condition de dhimmi garantissant aux chrétiens, moyennant tribut, leurs vies, leurs biens et leurs églises, mais les excluant de la société civile.

La rédaction du traité achevée et signée, le calife demande au patriarche chrétien : « Conduis-moi au Temple de David. » Omar entre dans la Jérusalem antique, précédé par le patriarche et suivi par quatre mille Compagnons du Messager d’Allah, le sabre flamboyant au clair pointé vers le ciel réfléchissait tel un miroir les feux du soleil. Cet embrasement laisse entrevoir dans l’intensité de l’instant le reflet de la Lumière Infinie.

Conduit sur le lieu où jadis le roi Salomon avait édifié le sanctuaire. Là, où Israélites et idolâtres adressaient leurs prières et leurs offrandes au Chevaucheur des cieux.

Ce lieu laissé à l’abandon par le christianisme attendait le retour dans la Gloire de Jésus pour qu’il le reconstruise en trois jours. Omar, le 2ème calife Rachidüm (= authentique), sans prononcer une parole, se prosterne, et s’agenouillant étend son manteau sur la roche et se mit à balayer les immondices déposées là, par le temps et l’indifférence des hommes.

Bientôt imité par les musulmans de son escorte. Ainsi, ce jour-là le calife Omar accomplit sur le Mont du Temple un acte de dévotion, d’une piété exemplaire envers le Seigneur-Dieu et le judaïsme ; d’un même mouvement il proclamait, pour la postérité face à l’islam que ce lieu sacré devait rester immaculé en attendant le retour des enfants d’Israël pour qu’ils édifient là, où existait le premier sanctuaire au monde qui proclamait à la face de l’univers l’unicité de Dieu et la religion universelle.

Le patriarche chrétien Sophronius dans une homélie, pour justifier son comportement, clamait : « mieux vaut le turban que la tiare. » – Il fut exaucé !

Discours révélateur de l’état des rapports entre les différentes chapelles du christianisme. Les Juifs étaient interdits de séjour à Jérusalem et ce, jusqu’à la prise de la ville par les cavaliers d’Allah.

La condition de dhimmi instaurée par l’islam faisait la part belle aux ecclésiastiques Juifs et Chrétiens. Ces derniers se substituèrent à l’autorité civile.

Leurs ouailles transformées esclaves libres seulement au sein de leur communauté religieuse étaient jugées et condamnés par leurs autorités religieuses pour toute infraction commise entre les adeptes de ces deux religions.