Turquie et OTAN

La Turquie est membre de l’Organisation du traité de l’Atlantique-Nord (OTAN). Sa position et ses activités dans le cadre de la lutte contre l’»Etat islamique» ne respecte que peu des principes de l’organisation notamment en ce qui concerne le respect dû à la souveraineté du Kurdistan dans le cadre fédératif en vigueur en Irak.

Turquie et UE

La Turquie est un Etat associé à l’Union européenne (UE). Cette association ne l’empêche pas de marchander avec l’ UE en soumettant la « régulation » de l’immigration en provenance de Syrie à une aide financière dont la destination n’est ni vérifiée ni constatée.

La politique turque en matière de déplacements de populations contribue à la déstabilisation de l’ UE. L’expérience turque de déplacements de populations est avérée. Elle s’est exercée au cour de l’Histoire et de l’actualité au Kurdistan, en Arménie et à Chypre.

A cet égard, il convient de rappeler l’occupation sans droit ni titre de territoire chypriote par la Turquie depuis 1974. La république de Chypre étant membre de l’UE, c’est une partie du territoire de l’Union qui est occupée par la Turquie.

Turquie et démocratie

Les modifications constitutionnelles relatives à la présidence de la république plébiscitée par l’électorat turc transforment le régime parlementaire en régime présidentiel à vocation césariste.

Les arrestations -plus ou moins en marge de la législation turque- de magistrats, journalistes, politiques, citoyens, tous soupçonnés d’avoir participé à la tentative de coup d’Etat de juillet 2016 constituent un abcès aux règles de la démocratie judiciaire et de la démocratie parlementaire.

Turquie et laïcité

Les restrictions relatives à la laïcité, engagées depuis l’accès au pouvoir du président Erdogan et de son parti AKP, auront bientôt fini – à moins d’une modification politique théorique et improbable – de vider la république turque de son contenu laïc à théorème kémaliste et de la transformer à terme en république islamique.

Sorti victorieux de l’élection relative aux modifications institutionnelles, le président Erdogan a les mains encore plus libres face à une UE voisine et désunie face au conflit syrien, comme à l’exercice du pouvoir. Le tempo turc apparait comme s’éloignant progressivement des principes des droits humains.