L’élection du candidat Trump au poste de président des Etats-Unis d’Amérique est le résultat d’un code électoral fédéral complexe.

À l’issue du protocole électoral et de nomination du président, et en dépit de la violence des arguments présentés par les candidats lors de la campagne, tout finira par « rentrer dans l’ordre ».

Ainsi le discours de gratitude prononcé à l’annonce des pré-résultats le 8 novembre au soir (heure de Washington,DC) par Trump comportait, conformément à la tradition américaine, un éloge appuyé à la candidate malheureuse Clinton et à ses équipes.

Au-delà des imaginaires politiques divers, l’examen sommaire de la campagne électorale présidentielle américaine atteste de deux éléments probants.

Le premier reflète l’acharnement « successful » du candidat Trump à faire voter les abstentionnistes grâce à la dénonciation permanente des élites dont Clinton était constamment présentée comme la représentation suprême.

Le second illustre le poids de l’Histoire politico-familiale des Clinton, précisément l’affaire dite Levinski ayant concerné le président Clinton, époux de la candidate. Cette difficulté semble n’avoir pas permis à Clinton de se défaire de la désignation de membre de l’élite.

Évidemment, l’ordre présidentiel nouveau est désormais distinct de celui exercé par le président démocrate sortant Obama et de la candidate démocrate perdante Clinton.

Cependant, tout ne se passe pas à Washington comme on le pense généralement à l’extérieur des Etats-Unis d’Amérique.

Certes, il convient de ne pas négliger dans le système constitutionnel américain de régime présidentiel le facteur de la personnalité du président des états-Unis. Trump n’y échappera pas.

Pour autant, les pouvoirs du président américain ne sont pas infinis. Ils sont même moins étendus que ceux, par exemple, du président français. Comme ses prédécesseurs, le président Trump devra s’y conformer.

Le comportement du président Trump sera nécessairement différent de celui du candidat.

Le candidat explosait sa personnalité et un programme électoral dépassant souvent ce qui avait été entendu dans l’Histoire électorale présidentielle américaine. Le président devra composer et s’éloigner de plus d’une de ses propositions électorales.

A l’instar de ce qui s’est produit après la victoire électorale d’Obama qui était considéré comme le représentant des revendications des Noirs américains et qui s’en est finalement tenu aux codes présidentiels du parti démocrate, il est fort probable que Trump appliquera plus un programme républicain que personnel.

En démocratie fédérale et présidentielle comme le sont les Etats-Unis, si le candidat se doit d’imaginer, le président se doit de composer.

Les prochaines heures, les prochains jours, les prochaines semaines devraient usuellement consister en l’adaptation à la constitution et au parti républicain des mesures personnelles du nouveau président américain.

A moins d’une révolution, les changements financiers, politiques, diplomatiques que ne manquera pas d’apporter Trump sa nouvelle administration seront circonscrits à l’usage puisque conformes à l’ensemble des intérêts américains et internationaux.