Pour ceux qui en doutent, je pense qu’à l’inverse de tous ses prédécesseurs à la tête de cette grande puissance qu’est l’Amérique, Trump mettra dans la balance des négociations, la menace qu’au cas où les Palestiniens ne répondaient pas favorablement aux concessions israéliennes, il déplacerait en fin de compte l’Ambassade des USA à Jérusalem.

Mais avant il prend le proverbe tunisien á la lettre : « Il faut accompagner le voleur jusqu’à la porte » en arabe cela veut dire… « voyons jusqu’à quelle limite Abbas ment », et c’est très intelligent de la part de Trump, même si certains susurrent que ce serait Bibi qui serait le maître d’œuvre de cette approche.

Il faut imaginer quelle serait la situation d’un processus de paix relancé avec en parallèle le transfert de son Ambassade, il serait voué à l’échec automatiquement, et c’eût été stupide, tout le monde aurait crié au sacrilège et à la bêtise d’une telle stratégie, surtout quand c’est de Trump qu’il s’agit.

Trump ne va donner aucune chance à Abbas de prendre prétexte d’un geste déloyal à son encontre pour refuser des négociations, au cours desquelles il sait que lui seul devra faire des concessions, Israël en ayant déjà fait assez.

Au passage, je rappelle comme je l’ai toujours dit, que si Bill Clinton face à Arafat avait agi avec la même stratégie que Trump (acceptez l’accord Barak/Arafat/Clinton, ou bien les USA devant tant de mauvaise volonté déplaceront leur Ambassade à Jérusalem) Arafat devant une telle menace n’aurait jamais refusé les concessions faites par Israël, concessions si généreuses que plus un seul Premier Ministre israélien ne pourra renouveler.

Je suis certain que Trump ne prendra pas cette décision du transfert, tant qu’il n’aura pas épuisé les chances d’arriver à un accord entre Israéliens et Palestiniens, et ce n’est qu’une fois toutes les options discutées et après qu’il se sera rendu compte de la sournoiserie et de la stratégie du mensonge d’Abbas, qu’il prendra sa décision.

Et si les Palestiniens louvoient et font traîner les choses dans l’intention vicieuse d’attendre la fin du mandat de Trump, espérant qu’un nouveau président de gauche démocrate sera davantage bienveillant à son égard, je fais le pari, que si Trump ne se représentait pas, ou s’il se représentait et qu’il perdrait, il transférera l’Ambassade des USA à Jérusalem entre l’élection du nouveau président, et sa prise de fonction, entre novembre et janvier.

Tout le monde sait que ces deux mois laissent au président en activité toute latitude pour prendre des décisions qui n’engagent plus électoralement celui qui les prend. Obama en a donné un sinistre exemple quand il n’apposa pas son droit de veto au Conseil de sécurité contre une résolution anti-israélienne, ce qui n’avait plus été fait depuis des lustres.

Parions que Trump rendra la monnaie de la pièce aux Démocrates si la situation que j’évoque devait se profiler, tôt ou tard, l’Ambassade sera transférée, donc patience et confiance doivent être de mise, laissons travailler cette paire Trump/Bibi, ils savent où ils vont.