L’actualité médiatique planétaire focalise une opposition idéologique, personnelle, programmatique, politique, diplomatique, humaine et pratique à la personne du président des Etats-Unis d’Amérique (USA) Donald Trump.

La puissance mondiale que constituent les USA, la puissance financière personnelle du président Trump, ses décisions exécutives parfois versatiles, souvent contraires à de nombreux intérêts politiques, financiers, commerciaux et diplomatiques expliquent la vivacité des oppositions nationales et internationales cristallisées sur son action.

Pourtant, un malentendu persiste.

La superpuissance américaine est souvent confondue à la superpuissance du président Trump. Or, si les USA sont la première puissance mondiale, leur président n’est pas «l’homme le plus puissant du monde» comme il est lu et entendu dans de nombreux media.

Les pouvoirs exécutifs du président des USA sont très importants. Le régime américain est celui du régime présidentiel. C’est à ce titre que le dispositif présidentiel américain est constamment contrôlé, souvent bridé, parfois annulé par le Congrès américain (parlement). En comparaison, les pouvoirs du président américain disposent d’une latitude inférieure à celle du président de la République française !

C’est le congrès américain qui a soumis au président Trump la non-prorogation de la signature contractuelle américaine à l’accord nucléaire avec l’Iran.

C’est le congrès américain qui a astreint le même Trump a retirer les mesures permettant de séparer les enfants de leurs parents immigrés illégalement sur le territoire des USA.

Il ne s’agit pas ici de présenter un tableau neutralisé & amorphe du président américain. Il est entendu qu’il dispose de pouvoirs très étendus.

Ces pouvoirs sont cependant limités par une quantité importante de contre-pouvoirs organiques, juridiques et politiques qui conditionnent quotidiennement ses activités institutionnelles. Les méconnaître ou les ignorer contrarient la relation des faits.