Chaque installation de président des Etats unis d’Amérique rend l’Univers attentif, anxieux, confiant, optimiste ou pessimiste.

Chaque nouvel exercice présidentiel américain provoque dans le monde déceptions, surprises et atermoiements.

L’élection du président Obama avait suscité l’espoir que pouvait constituer un président représentant les intérêts des minorités sociales et ethniques à l’intérieur, et la résolution des problèmes à l’extérieur. Sa politique a prouvé son appartenance aux principes généraux du parti démocrate dont il était issu et la nécessité de composer ses prérogatives institutionnelles à celles du Congrès.

Le programme, l’installation et les premières mesures prises par le président Trump n’échappent pas à la règle.
L’impréparation des premiers décrets adoptés et publiés à grand renfort médiatique se sont heurtés aux refus du pouvoir judiciaire et d’une fronde administrative.

Considérer le président américain comme l’Homme le plus puissant du monde, comme il est lu et entendu dans toutes les langues médiatiques et vernaculaires, est une chimère éloignée de la réalité que lui confère la constitution américaine et le statut du président auxquels il est drastiquement soumis.

La réalité rend le président des Etats Unis d’Amérique non comme l’Homme le plus puissant du monde, mais comme le président de la plus grande puissance du monde.

C’est à cette confusion et à elle seule que sont dûs les erreurs prévisionnelles les plus savantes et les espoirs les plus profonds.

Comme l’ont été tous ceux de ses prédécesseurs, le programme du président Trump sera soumis à ce tamis institutionnel, constitutionnel, giratoire et obligatoire.