Tous les territoires conquis à la suite de la guerre des Six Jours en juin 1967 et restitués par Israël sont devenus depuis lors des repaires d’organisations terroristes.

Gaza d’abord : on sait ce qu’il est advenu de ce territoire, sanctuaire de la terreur contre Israël. Le fait de l’avoir évacuer a coûté plusieurs guerres, des milliers de morts, et ce n’est pas fini.

Jericho et Ramallah, et les autres villes arabes rendues après les accords d’Oslo, ont coûté très cher à Israël : attentats meurtriers, terrorisme, guerre civile (Intifada), rien n’aura été épargné à ce pays, comme si les dirigeants palestiniens voulaient faire payer tous ceux qui acceptent de leur faire des concessions.

Le Sud-Liban, et son organisation terroriste du Hezbollah, a attaqué Israël, bien que ce pays ait évacué la zone de sécurité qu’il gardait pour empêcher les agressions sur son territoire.

Voilà que maintenant d’Egypte, à partir du Sinaï, des organisations terroristes, l’Etat islamique avec l’appui de ses complices du Hamas Palestinien, bombardent Eilat, dans le sud d’Israël, ce qui prouve que l’Egypte n’est pas capable de contrôler ce territoire, qu’elle a pourtant réclamé jusqu’au dernier centimètre près à Israël.

Alors, partant du principe que seuls les imbéciles ne changent pas d’avis, je suis obligé de reconsidérer la position que j’ai toujours défendue, et je me pose la question : pourquoi créer un pays arabe supplémentaire ? Même pour ce peuple adulé par la terre entière, le peuple palestinien…

Alors, à partir d’aujourd’hui, je défendrai une solution qui offrira aux Palestiniens, sur les terres qu’ils occupent, pas plus qu’une autonomie administrative totale, dans des frontières qui resteront à définir entre les deux parties, lors de négociations directes.

Une fois cela décidé, si les Palestiniens voulaient appeler ce territoire État, grand bien leur fasse, à condition qu’il n’ait pas tous les attributs généralement attachés à cette dénomination.

Le peuple palestinien pourra voter pour ses députés (comme c’est le cas aujourd’hui), avoir sa police, ses services sociaux, enfin, TOUT, mais cet Etat devra être démilitarisé et la sécurité devra être entièrement assurée par Israël.

Donner plus que cela serait suicidaire au vu de ce qui se passe dans tous les pays arabes actuellement, situation qui pourrait même être pire demain, si le Hamas prenait le pouvoir comme tous les sondages le laissent apparaître, une fois le territoire palestinien entièrement ou en partie rétrocédé.

Qui pourrait encore affirmer le contraire, qui pourrait soutenir le fait qu’un pays arabe de plus, surtout encastré au cœur d’Israël, ne présenterait pas un danger de « mort » quand on voit que même l’Egypte, le pays le plus important et le mieux armé pour se défendre de tous les pays arabes, n’arrive pas à contrôler son territoire !

Quand on voit sur une carte de la région les territoires à perte de vue qu’occupent les pays arabes, on se dit que ceux qui les leur ont octroyés au cours du 20e siècle ont été bien plus généreux que lorsqu’ils ont fait le partage de la Palestine antique, octroyant aux juifs et arabes 18 %, offrant 82 % de celle-ci à un Roi… palestino-jordanien…

Les anglais et les français ont vu très grand quand ils ont distribué et dessiné les frontières des pays arabes créés à cette époque, et l’on se rend compte aujourd’hui que ceux-ci n’arrivent pas à l’évidence à contrôler leur territoire, d’où les guerres actuelles entre « Daesh », l’Etat islamique, et l’Irak et la Syrie, entre autres.

Ces territoires arabes sont immenses, il est par conséquent très facile pour des organisations terroristes telles que l’Etat islamique d’en occuper sans coup férir de très larges portions, comme on le voit par exemple en Syrie ou en Irak.

Pour toutes ces raisons, Israël doit rester ferme et tenir une position qui prendrait en compte des critères de sécurité très sérieux. C’est une question de bon sens, je fais d’ailleurs confiance au peuple israélien dans sa grande majorité, il défend cette vision, de plus en plus, et de scrutin en scrutin.

La tendance ira en s’affirmant avec le temps, Israël devra préférer, comme c’est le cas aujourd’hui, subir des pressions si des pays veulent en faire, plutôt que de mettre le pays et sa population en danger de mort.

Israël devra faire sien ce proverbe français (et oui !) : « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs » et s’y tenir, toute faiblesse ou concessions en dehors de ce cadre se paiera cash, comme on l’a déjà vu…

« Chat échaudé craint l’eau froide »… Tiens tiens, décidément les Français, encore eux, toujours prompts à donner des leçons, ont des proverbes qui se prêtent bien a ce que vivent les Israéliens…

Serait-ce un signe ?