Les difficultés rencontrées dans l’élaboration, la signature puis l’application des accords nucléaires entre certaines nations occidentales et la « République Islamique d’Iran » illustrent la nature du régime iranien et sa conception des accords conclus avec des puissances qu’elle considère comme « infidèles ».

Conjoindre les démocraties parlementaires ou présidentielles à une théocratie autoritaire fondée sur la répression et l’absence de libertés publiques relève d’une gageure dont on mesure les limites à l’aulne des feuilletons des accords avec l’Iran.

Le comportement extérieur de Téhéran (menaces de destruction d’Israël, menaces sur ses voisins arabes et le monde occidental) et intérieur (terreur politique sur sa population, pendaisons publiques, persécution de la minorité bahaie, pressions sur les autres minorités, etc) ne sauraient constituer le ferment nécessaire à la réalisation et au respect de quelque accord que ce soit avec quelque puissance que ce soit.

L’expérience l’atteste depuis 1945 : seuls les accords internationaux entre partenaires respectueux de la charte des Nations-Unies sont susceptibles de pérennité. Ce n’est pas le cas de l’Iran.