A Toulouse, l’imam Tataï s’était cru autorisé à prononcer, en la mosquée à laquelle il est affecté, des propos attestés appelant au meurtre des Juifs et constituant un délit pénal.

Les instances communautaires juives de Toulouse ; le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) avaient alerté le recteur de la mosquée de Paris Boubaker, les instances administratives, judiciaires et politiques de ce nouveau délit antisémite.

Boubaker avait reçu Tataï en rappelant au «respect des religions du Livre» sans condamner les propos du délinquant. Le ministre de l’Intérieur et des cultes ne réagissait pas, le parquet engageait une enquête.

La mobilisation de la communauté juive de Toulouse et du CRIF a finalement eu raison de la distance prise par les pouvoirs publics et Boubaker à l’égard du Droit et notamment celui relatif au respect de la personne humaine. Les institutions républicaines ont fini par assumer leurs responsabiltés et Boubaker a émettre une condamnation de Tataï plus conforme à sa religion.

Compte tenu du prix du sang payé par les Français juifs à Toulouse ; en France au nom de la barbarie djihadiste, il ne s’agit pas d’un luxe.