Si je devais m’aventurer à faire le bilan de l’année écoulée, je pourrais vous dire sans trop d’hésitations que c’est de loin la plus réussie de toutes. L’année de mon mariage, de mon emménagement au moshav, de ma réussite au travail, de la poursuite de ce chemin infini vers le bonheur que je pense enfin avoir trouvé et que pour rien au monde je ne quitterai.

Pourtant, si on s’en attache aux faits, 2015 a été une année assez pourrie, entre attentats, déprime, crise migratoire, crise politique, crise économique et autres attentats, difficile de rester optimiste au vu de ce contexte global menaçant, crispant, allant de mal en pis et laissant que très peu d’espoir de changement à l’horizon.

Alors j’ai décidé de tirer mon épingle du jeu. D’arrêter de prétendre être objectif, cela n’existe pas de toute façon et que personne n’essaye de me faire croire qu’il voit les choses « avec objectivité » sans les interpréter, sans les rapporter à sa propre personne sans juger. L’homme est capable de voir uniquement à travers ses propres yeux et est en mesure de comprendre, par le seul  biais de son esprit, qui souvent lui-même est en biais. C’est à ce moment la que l’image qu’il voit devient sienne, qu’il se crée une idée, des idées qu’il insère dans un cadre plus large qui deviendra sa propre réalité. « A chacun sa propre façon de voir le monde », je pense que cette phrase est légitime et nous mettra tous d’accord.

Si je peux façonner  ma propre réalité : pourquoi décider de voir que tout s’effondre, s’enlise, pourquoi devenir nostalgique de ces si belles années passées, de me sentir condamné, dominé sans pourvoir devenir maître de mon propre sort. Alors que je peux tout aussi bien décider qu’à partir de maintenant tout va aller en s’améliorant, que je vais me prendre en main, que je vais faire des changements, des tous petits changements que quasi personne ne verra à part seulement  moi.

J’ai compris récemment que suis à même de changer mon destin de l’intérieur, en regardant ce monde avec un filtre  progressivement je prends possession de mon quotidien et je lui donne une toute autre forme.

« Il suffira d’un signe un matin, un matin tout tranquille et serein, quelque chose d’infime, c’est certain… » comme a dis Jean-Jacques Goldman dans son premier tube, ce n’est pas pour rien qu’il a eu tant de succès.

Celui qui voudra rester objectif, ne verra pas de signes, il ne verra que les grandes lignes, que de tristes titres toujours plus grands et plus alarmants. Ceux qui attendront les infos pour leur apporter des nouvelles, je vous le dis déjà, elles ne seront pas bonnes. Regarder comment a débuté l’année 2016. Cela se passe de tout commentaire.

Celui qui cherchera le signe, lira entre les lignes, découvrira qu’il se cache la derrière quelque chose d’infime, la porte du changement, d’un nouveau commencement.

C’est bien cela la meilleur des nouvelles et c’est tout ce que je vous souhaite pour cette année, du nouveau, du vrai …et que du bonheur.