Jadis nomades, originaires d’Arabie Saoudite et installés au Moyen Orient depuis le 18e siècle, ils provoquent actuellement une controverse avec Israël, causant le trouble à l’intérieur, et suscitant des critiques de l’extérieur.

Les Bédouins de nationalité Israélienne sont installés pour la plupart dans le Neguev (environ 220 000) et la Galilée (environs 80 000).

Leurs ancêtres ont formé le royaume Hachémite de Jordanie, sous les auspices de la Grande Bretagne, et ils constituent encore de nos jours le bouclier de sécurité et de confiance de la dynastie royale Jordanienne, à l’inverse des Palestiniens pourtant majoritaires au delà du Jourdain.

En Israël également une petite minorité de fidèles ont servi dans Tsahal notamment en tant qu’experts en reconnaissance. Mais la majorité s’était consacrée à s’accaparer, lentement mais sûrement les terrains du Neguev, constituant près de la moitié de la superficie totale du pays.

Ainsi, au cours des années ils ont peu à peu pris possession de larges territoires sans aucun fondement de droit de la propriété. Or en Israël la quasi-totalité du sol appartient à l’État qui vend ou alloue des terrains aux particuliers ou à l’armée qui y installe des bases ou des terrains d’entraînement et de manœuvres.

C’est ainsi que sur 21 millions de Dounams (environs 210 millions d’Ares), le secteur civil ne peut disposer que de 11 millions de Dounams. Or les Bédouins en revendiquent près d’un million sous prétexte qu’ils y sont installés de facto bien que non de jure.

En réalité 120 000 Bédouins seulement vivent dans des agglomérations fixes, villes ou grands villages, alors que les autres, environs 100 000, sont éparpillés au large du Neguev, occupant de très larges espaces consacrés par eux non pas à l’habitation mais à l’élevage.

C’est ainsi qu’une famille, voire quelques familles, arrivent avec leur troupeau et quelques chameaux ou ânes, montent des tentes et sur cette base revendiquent la propriété. Il s’agit d’une superficie d’environs 700 000 Dounams revendiqués par seulement 15 000 Bédouins, alors qu’une superficie semblable est allouée à 7 millions d’israéliens inscrits aux registres de la propriété privée.

En fait, les Bédouins vivent sans lois ni devoirs. Ils ne paient pas d’impôts, perte pour l’État estimée à deux milliards de Shekels par an. Ils ignorent l’interdiction de la bigamie et la polygamie. Ils détiennent un record mondial de la natalité : 5,6 %. C’est ainsi que leur nombre, 12 000 en 1951, dépassera selon les estimations
420 000 en 2025.

Etant donné que la moitié seulement de cette population habite quelques centres urbains, dans lesquels d’ailleurs la police souvent n’ose pas pénétrer, les autres souvent n’ont ni eau courante, ni électricité, ni installation sanitaire.

Pourtant, les tentatives faites pour régulariser les conditions de vie de ces habitants ont toutes échoué.

Les gouvernements israéliens successifs portent une grande part de responsabilité dans cette réalité. Faute de vouloir éviter les conflits et les affrontements, on a laissé faire.

C’est ainsi que les habitants juifs du Neguev avaient lancé à la face des autorités « on n’est plus chez nous ». Mais longtemps les gouvernements sombraient dans la négligence et la résignation, préférant dormir sur leurs deux oreilles.

Ce n’est qu’en 2003, et encore en 2008, qu’une offre avait été faite aux Bédouins: leurs faire cadeau de 20 % des terrains tenus par eux, et pour le reste, récupéré par l’État, ils seront payés. Refus catégorique.

Une nouvelle et récente initiative, prise par Benny Beguin, ancien ministre et fils du légendaire Premier ministre Menahem Beguin, allait plus loin: 50 à 65 % de terrains récupérés par l’État en échange de terrains alternatifs et le reste sera acheté par le gouvernement. En contrepartie aucune exigence ou obligation de faire preuve de propriété, ni de présenter des documents quelconques.

Encore un refus, mais cette fois aussi de la part de certains milieux de la droite israélienne. Et cette évolution a enflammé les esprits, provoquant des manifestations organisées et encouragées par les Islamistes, et trouvant soutien chez les députés arabes à la Knesset.

De sorte qu’une fois de plus le gouvernement vient de retirer ce projet afin d’éviter les ennuis.

Mais il semble que ce n’est que partie remise.