Quelques instants avant la rencontre entre Netanyahu et Trump, nous retenons notre souffle et sommes partagés par la question : ne rien changer, ou bien provoquer un bouleversement ?

Car c’est bien de ça qu’il s’agit, soit rien de dramatique ne se produira à l’issue de cet entretien, soit un revirement sera préféré et cela risque d’avoir de sérieuses et rapides répercussions.

Netanyahu a fait tout ce qu’il a pu ces dernières années pour consolider la situation actuelle, à savoir : étouffer toute chance réelle d’atteindre un accord de paix avec les Palestiniens, tout en déclarant y être favorable.

De leur côté, les Palestiniens se sont montré butés, arrogants, refusant de reconnaître Israël comme nation légitime du peule juif, préférant se tourner vers la communauté internationale pour saboter un peu plus cette paix, vivante au début des années 90 et aujourd’hui à l’agonie.

Nous en sommes donc au point mort.

Bien que nos choix soient assez limités et comprennent des risques considérables, il est encore temps de prendre les devants, Israël est encore maître de son sort. Toute altération provoquera de grands ébranlements, que seul un grand leader sera à même de décider, en étant convaincu d’œuvrer pour le bien de son pays et des générations à venir.

Si le status quo persiste comme le souhaite notre Premier ministre, nous sommes repartis pour quelques années semblables à ces deux dernières, peut être même pires.

Si nous optons pour la révolution, à savoir, un changement quel qu’il soit, il y a deux possibilités : un état palestinien parcellisé et démilitarisé, ou bien un seul état souverain de la mer au Jourdain.

Retirer nos forces armées de Hébron, Naplouse, et Tulkarem semble comparable à la siganture de notre propre arrêt de mort. D’autre part, annexer trois millions de palestiniens ne serait rien de moins qu’un suicide national.

Ce choix cornélien est le pire cauchemar de Bibi, car il sait que nous sommes perdants dans les deux scénarios.
Entre révolution et status quo, nous avons nous-mêmes parfois si vite fait le choix, dans nos vies privées, tellement le changement, l’inconnu nous laisse incertain.

L’inconnu reste aussi Donald Trump et le lot de surprises qu’il nous réserve. Peut être même aidera-t-il Bibi à faire son choix. 

Ce qui est certain, c’est que je suis heureux de ne pas être à sa place.