Si la classe politique française avait du courage, elle reconnaîtrait le Tibet. Un vrai peuple, colonisé par la Chine et menacé de disparition culturelle et religieuse.

Si la classe politique française avait du courage, elle reconnaîtrait la Catalogne. Une nation pacifique à qui l’on refuse le droit de vote. Elle a une langue, une culture et une histoire. Mais l’Espagne démocratique ne l’entend pas de cette oreille.

Au lieu de cela elle s’apprête à reconnaître un groupe terroriste sans aucune légitimité sur les terres qu’il revendique. Il n’a jamais existé un Etat, Califat ou Royaume arabe sur la Judée, la Samarie et Gaza. Ce sont des arabo-musulmans identiques à ceux de Jordanie ou d’Egypte. Leur ex-leader Arafat était d’ailleurs Egyptien (*).

Aucune spécificité linguistique, religieuse, historique, ni même politique ne permet d’en faire un « peuple ». Leur nationalisme, vieux de 60 ans seulement, n’est qu’une réaction à l’État juif, orchestré par l’ensemble des pays arabes.

Leurs spécialités sont, hélas, le bombardement de civils, les attentats dans les avions et les restaurants, la fabrication de bombes humaines, et plus récemment le poignardage de passants et l’écrasement de bébés aux arrêts de bus. Une très longue liste d’abjections que la communauté internationale regarde sereinement, comme s’il s’agissait d’un spectacle à une kermesse de bienfaisance.

Bien évidemment cette décision française est avant tout un racolage politique. Le parti socialiste français, en manque d’électeurs, veut prendre des voix dans les banlieues islamisées.

C’est également une démarche sans risque, alors qu’irriter la Chine ou l’Espagne aurait des conséquences internationales.

C’est surtout un affront à la légitimité morale et historique du peuple juif sur sa terre tri-millénaire.

(*) Lors de son décès fin 2014, le Fatah avait tenté de faire croire qu’Arafat était né à Jérusalem, avec l’intention évidente d’organiser un jour un transfert de sa dépouille et une manipulation supplémentaire de l’opinion publique. Le gouvernement français de l’époque l’avait aidé en authentifiant un faux, que le Nouvel Observateur s’était empressé de cautionner. L’affaire est pour le moment au point mort, mais ce sont des faits qu’il est bon de ne pas oublier et dont un résumé est disponible : http://acmedias.free.fr/Q415.html